BTP: une déclaration européenne pour les salariés

Le 23 novembre 2004 par Christine Sévillano
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Six grandes instances professionnelles de la construction se sont engagées auprès de la présidence de l'UE à agir pour améliorer les normes de santé et de sécurité dans leur secteur. 1.200 travailleurs sont tués chaque année sur les chantiers et 800.000 sont victimes d'un accident nécessitant un arrêt de travail.

Le sommet européen de la sécurité dans le domaine de la construction, qui clôturait une semaine de prévention dans le bâtiment, s'est achevé hier par une victoire pour l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail et la présidence néerlandaise de l'Union européenne (UE). La présidence de l'UE a en effet signé un accord avec la Fédération de l'industrie européenne de la construction, la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois, la Confédération européenne des constructeurs, la Fédération européenne des associations de conseil en ingénierie, le Conseil des architectes d'Europe et le Conseil européen des ingénieurs civils. Ces professionnels, qui représentent environ 900 milliards d'euros de chiffre d'affaires, se sont engagés à prendre des mesures spécifiques pour améliorer les normes de santé et de sécurité.

La déclaration de Bilbao expose cinq actions à mettre en oeuvre par les signataires afin d'assurer une plus grande protection des travailleurs dans la construction. Ainsi les entreprises doivent intégrer les normes de santé et de sécurité dans leurs politiques d'acquisition de biens et de services. Elles doivent prendre en compte les risques sanitaires dans les phases de conception et de planification des projets de construction. Le recours aux inspections et autres visites sur les chantiers doit être encouragé pour inciter les entrepreneurs et maîtres d'ouvrage à se mettre en conformité avec la législation. Les fédérations professionnelles sont également invitées à réfléchir à l'élaboration de lignes directrices à destination des petites et moyennes entreprises afin qu'elles soient aussi en conformité. Enfin, la déclaration insiste sur le dialogue social qui doit permettre d'obtenir des accords sur la formation ou sur des objectifs de réduction des accidents.

Ce texte a été qualifié d'"historique" par l'Agence européenne de sécurité et de santé au travail. Il constitue en effet un pas important des fédérations professionnelles dans un secteur qui a l'un des plus mauvais bilans en termes de sécurité et de santé au travail. Sur 12 millions de travailleurs, près de 1.200 sont tués chaque année et plus de 800.000 sont victimes d'un accident du travail entraînant plus de trois jours d'arrêt. Un coût pour l'UE estimé à plus de 75 milliards d'euros par an.




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