Bruxelles veut adoucir les conditions de vie des animaux

Le 20 janvier 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Bruxelles a adopté, le 19 janvier, une nouvelle stratégie sur 4 ans en faveur du bien-être animal. Celle-ci est détaillée au sein d’une communication faite au Parlement, au Conseil et au Comité économique et social européens (1).

La protection des animaux regroupe trois domaines, aux contraintes différentes: l’élevage -avec 2 milliards de volatiles (dont 793 millions de poulets destinés à la viande, 453 millions de poules pondeuses, 197 millions de dindes) et 300 millions de mammifères-, l’expérimentation (12 millions d’animaux chaque année), sans oublier les animaux domestiques (environ 100 millions de chiens et chats).

Sur le papier, la stratégie 2012–2015 de la Commission européenne se donne pour objectif de «tirer parti des derniers progrès scientifiques et technologiques pour concilier le bien-être des animaux et les réalités économiques».

Le document note surtout l’inefficacité des règles actuelles, qui sont sectorielles et spécifiques. Il pointe en particulier un manque de contrôle de la part des Etats membres et un manque d’information des consommateurs et des acteurs sur les questions du bien-être animal. Autre obstacle: le marché n’incite pas économiquement aux mises en conformité. La Commission en conclut à la nécessité d’aboutir à une simplification du cadre législatif, qui ne pourra faire l’impasse de principes généraux. La législation à venir devra aussi se baser sur des résultats concrets plutôt que sur des intrants mécanistes, comme c’est le cas actuellement.

Ce dispositif devra s’accompagner d’outils pratiques, d’un soutien à la coopération internationale, d’informations aux consommateurs et au public, de synergies avec la politique agricole commune (PAC) et d’une enquête sur le bien-être des poissons d’élevage.

«La récente entrée en vigueur de la législation sur les poules pondeuses a montré que des problèmes persistent en matière de bien-être des animaux dans plusieurs Etats membres», a déclaré le commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, John Dalli. En France, 15% des élevages de poules pondeuses ne sont pas conformes à la directive en vigueur depuis le 1er janvier 2012. Certaines associations, comme L214, estiment par ailleurs que les dispositions européennes sont inefficaces (voir JDLE).

Le commissaire européen a expliqué qu’un nouveau cadre législatif exhaustif «réduira au maximum les tensions entre le bien-être des animaux et l’économie». Il a ajouté que les mesures en faveur du bien-être animal devaient être «rentables».

Un premier plan d’action avait été élaboré au plan communautaire pour la période 2006–2010.

Entre 2000 et 2008, l’Union a consacré près de 70 millions d’euros par an en moyenne au bien-être animal, dont 71% ont été versés à des agriculteurs via le Fonds européen agricole pour le développement rural. Les autres aides ont bénéficié à la recherche, aux études économiques, à la communication, à la formation et à l’éducation.
 

(1)    http://ec.europa.eu/food/animal/welfare/actionplan/docs/aw_strategy_19012012_fr.pdf

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus