Bruxelles va, peut-être, assurer le droit à l’eau

Le 23 décembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'Europe aussi peine à alimenter en eau saine tous les Européens.
L'Europe aussi peine à alimenter en eau saine tous les Européens.
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L’école française de l’eau vient de subir un échec. Lancée en mars 2012, l’initiative citoyenne européenne (ICE) «L’eau est un droit humain» a recueilli 1,8 million de signatures dans 11 pays de l’Union européenne. Confirmé par la Commission européenne, ce chiffre pourrait encore gonfler: Bruxelles attendant les signatures validées par les autorités nationales françaises, danoises et croates.

Portée la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP), cette ICE entend faire exclure des règles du marché unique la gestion des ressources hydriques et le droit à l’eau. «Nous invitons la Commission européenne à proposer une législation qui fasse du droit à l'eau et à l'assainissement un droit humain au sens que lui donnent les Nations unies, et à promouvoir la fourniture d'eau et l'assainissement en tant que services publics essentiels pour tous. Le droit européen devrait exiger des gouvernements qu'ils garantissent et fournissent à tous les citoyens l’assainissement et de l’eau saine et potable en suffisance», indique le site promouvant l’initiative.

3 mois pour agir ou pas

La Commission européenne va inviter les organisateurs de l'initiative à soumettre leurs arguments dans les trois mois avant qu’une audition ne soit organisée au Parlement européen. L'exécutif bruxellois décidera ensuite si elle compte agir et comment. La Commission peut en effet décider de ne pas donner suite.

L'initiative «l'eau est un droit humain» s'inscrit dans la bataille qui oppose les grandes entreprises françaises de l'eau, comme Veolia et Suez Environnement, qui souhaitent exporter leur modèle public-privé, aux régies publiques qui gèrent la distribution de l'eau en Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.

En Europe, l'accès à l'eau potable en quantité suffisante n'est pas toujours garanti en Roumanie et en Bulgarie. Le second problème est un prix raisonnable, ce qui pose problème aux ménages à faibles revenus dans de nombreux pays de l'UE, a expliqué à l'AFP Gérard Payen, président d'Aquafed, un regroupement international d'entreprises de l'eau qui a accusé la Commission européenne de «fléchir devant les lobbies publics allemands».



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