Bruxelles sort le véhicule propre du garage

Le 28 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans une courte communication, la Commission européenne a présenté, mercredi, sa future stratégie de soutien aux véhicules du futur. Au menu : normalisation et programmes de recherche.

La voiture propre ne restera pas au parking. Quelques jours après le lancement du programme français de véhicules légers électriques, la Commission européenne réplique. Mercredi 28 avril, l’exécutif européen a rendu publique une communication présentant sa nouvelle stratégie de soutien aux voitures électriques, hybrides, au biogaz ou aux agrocarburants.

 Présenté par Antonio Tajani, vice-président de la Commission chargée de l'industrie et de l'entreprenariat, le texte pose des jalons pour l’avenir et entend harmoniser les initiatives nationales. Deux piliers qui assureront, a déclaré le commissaire italien, «  le juste équilibre entre le maintien de la compétitivité de notre industrie automobile et le respect de nos objectifs à long terme de réduction des gaz à effet de serre et autres polluants ».

 Parmi les principaux jalons, Bruxelles va poursuivre son programme législatif sur la réduction des émissions des véhicules thermiques. L’objectif étant que les véhicules légers neufs n’émettent pas plus de 95grammes de CO2 au kilomètre en 2020, contre 135 aujourd’hui. Auparavant, Bruxelles présentera, probablement cette année, de nouveaux projets de normes d’émission pour les deux roues, les tricycles à moteur et les quads.

 L’an prochain, une proposition de normes sur la consommation des systèmes de climatisation embarqués devrait aussi voir le jour. Elle précèdera de peu la refonte de la directive 70/157/EEC qui renforcera les normes de bruits des véhicules.

 Ne privilégiant aucune technologie de motorisation, la Commission reconnaît que le véhicule électrique (hybride ou intégral) doit bénéficier d’un soutien particulier. Raison pour laquelle la communication appelle à renforcer les études de sécurité de ces véhicules. Bruxelles encourage aussi la promotion d’une norme unique de système de recharge et la constitution d’un réseau massif de stations de recharge accessibles au public. Deux sujets qui tiennent particulièrement au cœur du gouvernement français. Tout comme la mise en œuvre de « réseaux électriques intelligents » dont le distributeur français, ERDF, a fait sa politique industrielle.

 Toutes les motorisations « propres » feront l’objet d’un programme européen de recherche à long terme. Si ses grandes lignes ne seront connues qu’en 2011, il est probable que d’importants crédits seront consacrés aux recherches sur les batteries. A noter que ce programme devrait bénéficier du soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI).

 Cette stratégie, qui doit être adoptée lors du prochain conseil européen, devrait permettre d’intégrer l’automobile aux efforts communautaires de lutte contre le changement climatique. Il n’est d’ailleurs que temps. Selon la Commission, la flotte mondiale de véhicules légers devrait passer de 800 millions à 1,6 milliard, avant d’atteindre 2,5 milliards en 2050.



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