Bruxelles s’attaque aux étiquettes mensongères sur les aliments

Le 29 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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L'industrie alimentaire va devoir procéder à un grand ménage dans ses étiquettes et retirer plus de 2.000 allégations de santé trompeuses, a annoncé jeudi 28 juillet la Commission européenne.

«Réduit le taux de cholestérol, solidifie les os, facilite la circulation sanguine: ces promesses ont fleuri sur les étiquettes des denrées alimentaires commercialisées dans l'Union européenne, mais beaucoup sont trompeuses», a souligné Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire John Dalli, responsable de la santé et des consommateurs.

D’autres signalent: «faible teneur en graisses», «sans sucre ajouté» ou «riche en fibres». Par allégation de santé, la Commission européenne entend toute mention utilisée sur les étiquettes, à des fins de publicité, ou sur des produits de marketing selon laquelle la consommation d’un aliment donné peut avoir des bienfaits pour la santé, par exemple qu’un aliment peut contribuer au renforcement des défenses naturelles de l’organisme ou améliorer les capacités d’apprentissage.

L’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa, selon l’acronyme en anglais) a été chargée de rendre un avis scientifique sur ces assertions. Elle a achevé l'exercice le 28 juillet et le verdict est sévère: sur les 2.758 allégations nutritionnelles étudiées, 510 seulement se sont avérées scientifiquement prouvées.

La liste initiale comptait 4.637 allégations soumises par les Etats et que la Commission européenne a transmises à l’EFSA entre juillet 2008 et mars 2010. La Commission européenne a demandé à l’EFSA d’évaluer 2.758 allégations pour le mois de juin 2011; 331 allégations ont été retirées et 1.548 allégations relatives à des «produits à base de plantes» ont été mises en attente par la Commission en attendant de déterminer la manière de procéder pour celles-ci. L'analyse par l'Efsa n'a pas porté sur les produits mais sur leurs composantes dont les bienfaits sont vantés. Le rejet d'une allégation ne signifie pas que le produit n'est pas bon, seulement que les promesses figurant sur l'étiquette ne sont pas correctes, a insisté Frédéric Vincent.

La Commission européenne va préparer un projet de règlement sur la base des avis de l'Agence européenne. Elle va le soumettre aux Etats et espère une décision en 2012. Une fois le règlement adopté, les industriels auront 6 mois pour retirer des étiquettes les allégations de santé non validées. A noter que la Commission s'est livrée à un exercice similaire avec l'industrie de la diététique et des compléments alimentaires, pour la contraindre à apporter la preuve scientifique des prétentions dont elle pare ses produits pour pouvoir les commercialiser.

Une proposition de règlement a été soumise aux Etats et au Parlement européen. «Il s'agit de réguler un marché actuellement opaque», soulignent les services du commissaire John Dalli.

 


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