Bruxelles réclame un lâcher d’ours dans les Pyrénées

Le 12 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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La Commission européenne a demandé à la France de lâcher une femelle ours dans les Pyrénées malgré l'opposition des éleveurs et la décision gouvernementale du 3 juin dernier de renoncer à ce lâcher (dans le JDLE http://www.journaldelenvironnement.net/article/il-n-y-aura-pas-de-nouvelle-ourse-en-bearn,23515). «La France a l'obligation de prendre toutes les mesures pour permettre un état de conservation de l'ours dans les Pyrénées», a rappelé le commissaire chargé de l'environnement Janez Potocnik dans une réponse écrite le 4 juillet à une question de l'eurodéputée verte française Sandrine Bélier et rendue publique par l'élue mardi 11 juillet.

«Les lâchers effectués par la France dans la partie centrale des Pyrénées ont permis de reconstituer progressivement une population», souligne le commissaire. «La décision probable de la France de lâcher une femelle dans le noyau occidental qui ne comporte que des mâles est donc une mesure positive», estime-t-il. Le commissaire européen reconnaît toutefois que c'est à chaque Etat de décider des mesures à prendre pour atteindre l'état de conservation favorable.

Le sort de l'ours, alors qu’il en reste une vingtaine dans les Pyrénées, divise profondément ses défenseurs et ses détracteurs (dans le JDLE http://www.journaldelenvironnement.net/article/sur-les-traces-de-l-ours-en-vallee-d-ossau,23168). Pour ces derniers, la présence de l'animal est incompatible avec le pastoralisme et, plus globalement, avec le développement de l'économie locale.

L'ours brun (Ursus arctos actos) est protégé par la législation européenne sur l'habitat et la Commission européenne qui peut traduire un Etat devant la Cour européenne de Justice de Luxembourg si elle juge que les mesures mises en œuvre pour assurer cette protection sont insuffisantes.

La prise de position de la Commission est une mise en garde pour la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui vient de décider de renoncer au lâcher de cette femelle ours pour - selon ses services – «ne pas accabler les éleveurs déjà touchés par la sécheresse».

«Voilà qui rappelle chacun à ses devoirs, un mois après la décision du gouvernement français de ne pas lâcher une ourse dans les Pyrénées, condamnant de fait la population (d'ours) béarnaise», se félicitent Sandrine Bélier et l'Association Pays de l'Ours-Adet dans un communiqué commun.




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