Bruxelles pousse Londres hors du marché du carbone

Le 21 décembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Positif, le Brexit pour l'ETS ?
Positif, le Brexit pour l'ETS ?
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Tant qu’il ne précise pas ses intentions post-Brexit, le Royaume-Uni ne pourra plus utiliser l’ETS.

 

Cette fois, la Commission européenne a tapé du poing sur la table. Dans un communiqué mis en ligne mercredi 19 décembre, l’exécutif communautaire annonce suspendre les allocations gratuites de quotas britanniques, l’utilisation par les parties britanniques de crédits carbone internationaux et la mise en enchères des quotas made in UK.

Londres voit suspendue sa participation au système communautaire d’échanges de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (ETS). La décision, précise Bruxelles, n’est pas définitive. A trois mois de sa sortie de l’Union européenne, il s’agit plutôt que le Royaume-Uni dévoile enfin ses projets vis-à-vis du marché du carbone.

aucune option n'est privilégiée

«Plusieurs possibilités sont encore sur la table», rappelle Emilie Alberola, en charge des politiques climatiques et des mécanismes de marché chez Eco-Act: participation à l’ETS communautaire, création d’un ETS britannique lié (ou non) à son cousin continental, taxe carbone. «A ce stade, aucune option n’est privilégiée par l’administration de Theresa May.»

En toute logique, Bruxelles a donc préféré suspendre Albion plutôt que de voir chavirer son vaisseau amiral de la contrainte carbone.

Les conséquences de cette décision inédite sont délicates à évaluer. Tout dépendra de la célérité de la réponse venue d’outre-Manche. Mais si rien ne bouge, les prix du carbone européen pourraient fortement tanguer dans les prochaines semaines.



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