Bruxelles pourrait relever le prix du carbone

Le 05 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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Pour être efficace, le prix de la tonne doit plus que tripler
Pour être efficace, le prix de la tonne doit plus que tripler

Pour relever le prix du CO2, toujours exceptionnellement bas (8,24 euros sur BlueNext), la Commission européenne a annoncé qu’elle allait proposer de geler un nombre important de quotas avant la fin du mois de juillet. Le montant actuel s’avère en effet largement insuffisant pour financer des investissements dans les énergies renouvelables (ENR).

«Nous avons toujours l’intention de présenter cette mesure avant la pause de l’été», a confié Isaac Valero-Ladron, porte-parole de la commissaire en charge de l’action pour le climat, Connie Hedegaard, le 5 juillet à l’AFP.

Le système européen d’échange de quotas d’émission de CO2, dit ETS, a été institué en 2003 pour lutter contre le réchauffement climatique. Pour être efficace et financer des ENR, le prix du carbone doit approcher les 30 €, soit trois fois plus que son niveau actuel.

Chaque année, les Etats membres allouent aux entreprises concernées (sidérurgie, chimie, production d’énergie et activités aériennes depuis le 1er janvier 2012) des certificats de CO2 représentant 2 milliards de tonnes d’émission, soit près de la moitié des rejets européens (4 milliards de tonnes équivalent CO2 par an).

11.000 entreprises issues des 27 Etats membres et trois pays associés achètent une partie de leurs certificats sur le marché. L’autre partie leur est attribuée gratuitement.

Le Parlement européen préconise de retirer au moins 1,4 milliard de certificats entre 2013 et 2020 pour valoriser le prix du quota. A partir de 2013, pour la troisième période d’engagement, les entreprises devront en effet acheter aux enchères leurs certificats (l’attribution gratuite disparaîtra) et investir la moitié de leur valeur dans les ENR. Une nouvelle règle qui vient d’ailleurs d’être actée en France par une ordonnance publiée le 29 juin (voir JDLE).

Mais Bruxelles risque d’opter pour un retrait inférieur, estimé entre 500 et 800 Mt eq CO2 selon une source proche du dossier. De fait, la Commission a du mal à parvenir à un consensus au sein de ses membres, divisés entre les partisans et les opposants à une intervention sur un marché libre.

Si elle est adoptée, cette proposition devra encore être votée par les Etats membres. Or, à ce niveau également, des dissensions existent. La Pologne, qui produit 95% de son énergie dans des centrales à charbon, refuse par exemple toute intervention.



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