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Bruxelles ouvre une enquête sur les constructeurs allemands

Le 18 septembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Qui protège la qualité de l'air : Bruxelles ou le Club des 5 ?
Qui protège la qualité de l'air : Bruxelles ou le Club des 5 ?
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Les membres du ‘Club des 5’ sont soupçonnés de s’être entendus sur les équipements anti-pollution de leurs véhicules.


Trois ans après le déclenchement du scandale des moteurs diesels truqués, l’Europe soupçonne une possible entente entre les principaux constructeurs allemands, à l’origine du dieselgate. Ce mardi 17 septembre, la Commission européenne annonce l’ouverture d’une «enquête formelle sur une éventuelle collusion entre BMW, Daimler et le groupe VW au sujet des technologies de réduction des émissions».

entente sur les équipements antipollutions?

Les limiers de la direction chargée de la politique de concurrence cherchent à savoir si BMW, Daimler Volkswagen, Audi et Porsche (les trois derniers faisant partie du groupe Volkswagen) se sont entendues, en violation des règles communautaires en matière de pratiques anticoncurrentielles, pour éviter toute concurrence en ce qui concerne le développement et le déploiement de technologies permettant de réduire les émissions des voitures particulières à moteur essence et diesel. L’ouverture de cette enquête intervient près d’un an après que les services anti-fraudes européens ont perquisitionné les locaux des constructeurs.

SCR et OPF
Deux dossiers intéressent particulièrement les services de la commissaire Margrethe Vestager: de possibles ententes sur les systèmes de réduction catalytique sélective (‘SCR’), qui permettent de réduire les émissions nocives d'oxydes d'azote des voitures particulières à moteur diesel et les filtres à particules ‘Otto’ (‘OPF’), qui permettent de réduire les émissions de particules nocives des voitures particulières à moteur essence. L’enquête ne concerne pas le fameux logiciel truqueur mis en place sur les voitures du groupe Volkswagen.
«Si elle est avérée, cette collusion a peut-être privé les consommateurs de la possibilité d'acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs», indique Margrethe Vestager, dans un communiqué.



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