Bruxelles moins gourmande en énergie

Le 02 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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La publication du bilan énergétique 2009 de la région de Bruxelles confirme la tendance à la baisse de la consommation observée depuis 2004. Une réduction avant tout conjoncturelle…

Les habitants de la région bruxelloise sont moins gourmands en énergie, explique un rapport de 200 pages réalisé par l’Institut de conseil et d’études en développement durable (ICEDD) basé à Namur (1). La consommation finale d’énergie, qui s’est élevée à près de 2.000 ktep en 2009, est en baisse de 3,3% par rapport à l’année précédente, alors que la population a augmenté. La région bruxelloise compte environ 1,07 million d’habitants en 2009 (2), soit 1,9% de plus qu’en 2008. Tous secteurs confondus, cela représente une facture d’environ 2 milliards d’euros. La consommation par habitant a également baissé de 3% par rapport à 1990 : il faut aujourd’hui compter 1,9 tep.

 
Le logement reste de loin le premier secteur consommateur d’énergie dans la région (40%), suivi par le secteur tertiaire (33%) et par les transports (24%).
 
Au niveau énergétique, le gaz naturel remporte la palme de la consommation (39%). La Belgique s’approvisionne auprès des entreprises nationales des pays producteurs (Gasunie aux Pays-Bas, Statoil en Norvège et Gazprom en Russie). Après le gaz, vient la consommation d’électricité (25%), de carburants (23%), et d’autres produits pétroliers (12%). Les énergies renouvelables (biomasse, énergie solaire, pompes à chaleur) n’occupent qu’une place très marginale, de l’ordre de 1,3% de la consommation totale d’énergie (3). Dans le secteur des transports, cette part est toutefois un peu plus élevée (3%) mais on est encore loin de l’objectif européen de 20% pour 2020.
 
Qu’est-ce qui explique cette baisse ? Selon l’étude, la réduction de la consommation est à relier à un mouvement de fond, le développement des politiques publiques d’utilisation rationnelle de l’énergie (URE). Mais le rapport pointe aussi l’importance de phénomènes plus conjoncturels : « la baisse de ces dernières années est, au moins en partie, imputable à la clémence du climat et à la crise économique qui semble avoir freiné les appétits énergétiques de l’ensemble des consommateurs ».
 
L’ICEDD, qui mesure également les émissions de CO2, pointe une faible baisse de 3% par rapport à 1990.
 
Enfin, l’étude se conclut sur une comparaison interrégionale de la région de Bruxelles avec l’Ile-de-France, Berlin et Londres, qui montre une particularité bruxelloise : la part des logements équipés de chauffage électrique y est particulièrement faible (4%) alors qu’elle représente 25% des logements dans la région parisienne et 8% en Allemagne. Autre spécificité : le nombre de voitures particulières est le plus élevé dans la région de Bruxelles (48%). L’Ile-de-France la suit de près (43%), devant Berlin (36%) et Londres (25%).
 
(1)    L’ICEDD est une association sans but lucratif fondée en 1961.
(2)    Selon les statistiques de la Direction Générale Statistique et Information Economique (DGSIE)
(3)    La biomasse est la première énergie renouvelable dans la région de Bruxelles : en 2009, sur une production totale de 27,7 ktep, 25,6 ktep provenaient des déchets ménagers et assimilés. Par ailleurs, près de 18 ktep d’énergies renouvelables ont été importés (bois et biocarburants).


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