Bruxelles lance un plan contre le trafic d’espèces sauvages

Le 26 février 2016 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L'ivoire dans le viseur européen
L'ivoire dans le viseur européen
DR

La Commission européenne a annoncé vendredi 26 février le lancement d’un plan d’action pour lutter contre le trafic d’espèces sauvages. Mesure phare, elle compte suspendre l’exportation d’objets anciens en ivoire en provenance de l’Union européenne, cheval de Troie du commerce illégal.

Menace pour la biodiversité, le trafic d’espèces sauvages en est aussi une pour la sécurité, du fait qu’il sert à financer des groupes terroristes, notamment en Afrique centrale. Et pas qu’un peu: chaque année, ce sont «8 à 20 milliards d’euros qui passent entre les mains de groupes criminels organisés, ce qui place ce trafic ai même niveau que le trafic de drogue, d’êtres humains et d’armes», explique la Commission.

Rendu public vendredi, son plan d’actions, qui couvre la période 2016-20, se décline en 32 mesures, regroupées en trois axes: primo, prévenir le trafic et réduire l’offre et la demande de produits illicites issus d’espèces sauvages; deuxio, renforcer la mie en œuvre des règles existantes et lutter plus efficacement contre la criminalité organisée; tertio, renforcer la coopération entre les pays d’origine, de destination et de transit.

Serrer la vis sur l’ivoire

Dès la fin de l’année, la Commission compte émettre des lignes directrices en vue de limiter encore plus le commerce d’ivoire légal, en particulier celui d’ivoire brut antérieur à l’inscription, en janvier 1990, de l’éléphant d’Afrique à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites).

A terme, il s’agit pour les Etats membres de ne plus délivrer «aucun document d'exportation ou de réexportation pour l'ivoire brut antérieur à la convention [la Cites]», et de «délivrer uniquement des certificats pour les échanges dans l'UE pour les objets en ivoire anciens». Plusieurs Etats membres, dont la France, ont déjà adopté des mesures en ce sens.

Parmi les autres mesures de ce plan, présenté aux Etats membres «dans les prochaines semaines», la Commission propose de renforcer la coopération entre les services répressifs, dont Europol, assurer un appui financier pour la lutte contre le trafic dans les pays d’origine, ou encore «promouvoir des sources de revenus à long terme aux communautés rurales vivant dans les zones où abonde la faune sauvage».



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus