Bruno Genty (FNE): "Tous les engagements pris par le gouvernement devront être tenus"

Le 31 mars 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Militant écologiste historique de l’Essonne, consultant en éco-conception, Bruno Genty a été élu à la présidence de France Nature Environnement, lors du congrès de la fédération d’associations environnementalistes, le 26 mars. Il livre ses premières impressions aux lecteurs du Journal de l’environnement.

 

 

 

 

Propos recueillis par Valéry Laramée de Tannenberg

 

 

Votre élection à la présidence de France Nature Environnement est-elle une surprise?

Non, c’était préparé. Je faisais partie du précédent bureau et j’assumais les fonctions de vice-président. Cela dit, l’élection n’était pas acquise.

 

Avec l’annonce faite par la Fondation Nicolas Hulot de son retrait du processus du Grenelle, votre première journée de président n’a pas dû être de tout repos?

Effectivement. Mais, même si nous aurions préféré être consultés par la Fondation Nicolas Hulot, je comprends leur décision. Après l’ajout de nombre d’exonérations qui aboutissaient au fait que l’électricité nucléaire était pratiquement verte, la suspension du projet de taxe carbone est très inquiétante. D’autant qu’elle survient après le discours anti-environnemental de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture.

 

Et à quelques semaines de l’examen du texte du Grenelle II.

Effectivement. Ce sera un test d’envergure. Il faut, à cette occasion, que tous les engagements pris par le gouvernement soient tenus.

 

Vous serez intransigeants sur la qualité du texte?

Absolument, mais ce n’est pas la seule de nos lignes de rupture. Nous serons aussi intransigeants sur la défense de la biodiversité. En effet, il ne faut pas tout miser sur la lutte contre le changement climatique. La taxe carbone, c’est bien, mais ça n’est pas tout. Qu’elles soient vivantes ou minérales, la perte des ressources naturelles est un signal fondamental. Nous ne resterons pas non plus inertes face à la remontée en puissance des OGM.

 

Tout de même, vos marges de manœuvre sont minces. Le parlement a les mains libres pour voter les textes dans la forme qui convient à la majorité présidentielle.

Il est clair que si le Grenelle II est vidé de sa substance, nos relations seront plus tendues avec le gouvernement.

 

Jusqu’à la rupture?

Non, car notre culture est proche de celle des syndicats: de petits pas valent mieux que rien du tout. Et je ne crois pas au succès de la politique de la chaise vide.

 

Face à la radicalisation du gouvernement, les organisations écologistes semblent moins unies que lors des négociations du Grenelle. Fantasme ou réalité?

 

J’espère que la montée de ces menaces nous permettra de resserrer les rangs, en dépit de nos différences et de nos divergences.



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