BRGM-CSTB: bilan et perspectives des travaux communs

Le 18 janvier 2005 par Christine Sévillano
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Ce mois-ci, les directeurs du BRGM et du CSTB ont signé un nouvel accord de partenariat pour une durée de quatre ans. Le premier accord de janvier 2000 a en effet montré les avantages pour les deux établissements publics de recherche finalisée de la mise en commun leurs expertises en faveur des collectivités locales et des industriels. Risques naturels, mise en place d'un système d'information ou promotion des énergies renouvelables, leurs compétences sont diverses.

La signature d'un second accord de quatre ans entre le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) a été motivée par un bilan positif. Les thèmes sur lesquels des interactions ont été mises en oeuvre devraient être approfondis dans les années à venir. Les deux organismes mettent en commun leurs savoir-faire complémentaires en s'adaptant aux commandes de leurs clients communs, les collectivités et les industriels. «Le BRGM a aujourd'hui une clientèle davantage publique quand le CSTB attire surtout les industriels. Nous espérons à terme que le BRGM puisse valoriser les capacités du CSTB auprès des collectivités et vice-versa», explique Jacques Varet, directeur de la prospective du BRGM et président du Conseil scientifique du CSTB.

Les deux organismes ont mis à contribution leur expertise sur les risques naturels et sismiques. Les recherches ont notamment porté sur les sols argileux qui ont subi une sécheresse prolongée. Ces conditions climatiques extrêmes alliées à la nature du sol ont provoqué des fissures dans les immeubles. Les concepteurs des bâtiments n'avaient alors pas pris en compte le sous-sol. Réalisation de diagnostics du sol, délimitation des régions à risques, ce sont surtout les collectivités locales et les compagnies d'assurance qui sollicitent le BRGM et le CTSB. «Nous oeuvrons pour promouvoir nos actions communes sur les risques naturels auprès des industriels. Ils ne les prennent pas suffisamment en compte et sous-estiment certains risques. Un séisme ou un volcan en éruption peut provoquer un glissement de terrain, un facteur qui n'aura peut-être pas été suffisamment réfléchi», affirme Jacques Varet.



Les deux organismes doivent aussi poursuivre leurs efforts de mutualisation de leur système d'informations en ligne en matière de localisation des cavités souterraines ou de présence de pollutions. Autre axe de travail: l'utilisation de matières premières minérales. Les directions culturelles des communes demandent souvent de retrouver des carrières de matériaux spécifiques pour restaurer des monuments historiques. «Pour nous, la remise en service de sites d'extraction de pierres anciennes est l'occasion de valoriser ces matériaux auprès des entreprises comme la pierre de Caen qui fait même désormais l'objet d'exportations», poursuit le directeur de la prospective.

Les énergies renouvelables ou la revalorisation des terrains après-mines sont aussi des sujets propices pour leur association. Les anciennes carrières du Nord et de l'Est impliquent des risques d'effondrement en sous-sol dont il faut tenir compte en surface. Le BRGM va notamment travailler sur la géothermie et la gestion des réseaux d'eau tandis que le thème du bâti résidentiel ou industriel sera dévolu au CSTB. Le recyclage des matériaux et l'emploi des déchets de la construction est une autre partie importante de leurs travaux communs.

Outre les missions qu'ils poursuivent depuis leur premier accord, le BRGM et le CSTB pensent déjà aux axes qu'ils développeront dans le futur et actualité oblige, les tsunamis sont une des cibles. «En Méditerranéen comme aux Antilles, nous ne sommes pas préparés à une telle catastrophe», affirme le responsable du BRGM. Ils vont également poursuivre le programme de réseau du génie civil et urbain dans lequel ils mesurent l'impact du changement climatique sur les bâtiments. «Le réchauffement de la planète est la source même des phénomènes extrêmes auxquels on a assisté récemment comme les crues dans la Somme ou les glissements de terrain dus à une pluviosité en Normandie. Et dans ces cas là, les bâtiments comme les installations classées sont concernés. D'autant plus que ces événements risquent de remobiliser des pollutions oubliées», conclut Jacques Varet.




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