Bretagne: fausse alerte dans le compost

Le 21 avril 2005 par Christine Sévillano
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L'association Sauvegarde de Brocéliande a porté plainte contre la plate-forme de compostage des établissements Théaud, située à Gaël Point-Clos (Ille-et-Vilaine), pour élimination clandestine de farines animales dans le compost. Une affirmation rendue caduque après l'inspection effectuée par la Direction des services vétérinaires (DSV), à la suite de la plainte déposée par l'association auprès de la préfecture. La DSV n'a pas trouvé de sous-produits de volaille comme le pensait l'association, mais des boues d'abattoirs, alors que ce site ne doit accueillir que des déchets verts avec des fientes de poule et des poussières d'aliments provenant des usines. «Il s'agissait de boues biologiques d'abattoir. Rien n'empêche les centres de compostage d'utiliser ces boues dans leur compost, si elles ne contiennent pas de déchets d'animaux. Elles n'ont aucun impact sanitaire, mais réglementairement, cette entreprise ne peut ajouter ces matières à son compost, il aurait fallu qu'elle en fasse préalablement la demande au préfet. Nous l'avons donc mise en demeure», explique Philippe Hercouët, directeur départemental de la DSV. Maurice Théaud, le directeur de l'entreprise concernée, répond pour sa part qu'il s'agissait d'un test: «Les boues étaient en infime quantité. Mes ingénieurs procédaient simplement à un test et ils ont effectué des analyses pour vérifier l'efficacité des boues sur le sol. Cela nous permet aussi de faire évoluer nos procédés.» Aujourd'hui, la plate-forme, qui sort chaque année 3.500 tonnes de compost, n'utilise plus ces boues.


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