BPA : Quand la perfide Albion cherche à saboter la réglementation française

Le 11 avril 2012 par Geneviève De Lacour
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Le BPA ranimera-t-il le vieil antagonisme franco-britannique ?
Le BPA ranimera-t-il le vieil antagonisme franco-britannique ?

La France, par le vote de ses députés le 12 octobre dernier, a interdit, à partir de 2014, le bisphénol A (BPA) de tous contenants alimentaires, et dès 2013 des emballages alimentaires de produits destinés aux enfants de moins de trois ans.

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette décision nationale semble beaucoup gêner nos voisins, et pas seulement ceux d’Outre-Manche.

En effet, le Royaume-Uni  mais aussi la République Tchèque, les Pays-Bas, l’Italie, la Slovénie et l’Espagne déclarent s’opposer à la décision française d’interdiction du composé à partir de 2014 estimant qu’elle est contraire aux règles internationales du commerce.  Les Britanniques ont affirmé devant la Commission européenne, selon le journal britannique The Independent, que le rapport de l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur le BPA  (voir JDLE) n’était pas «scientifiquement valable».  La méta-analyse publiée par l’Anses en septembre 2011 admettait en effet, et cela pour la première fois, la dangerosité des faibles doses de BPA pour les humains.

Selon Elizabeth Salter Green, directrice de Chem Trust, une association britannique de défense de l’environnement: «Le Royaume-Uni essaye de saboter l’interdiction française et n’est pas le seul pays à vouloir le faire. Beaucoup d’Etats-membres semblent vouloir stopper l’initiative française » Et la directrice de Chem Trust de compléter: «Je pense que cela reflète la volonté de l’industrie chimique. Le Royaume-Uni ne fabrique pas de BPA mais nous en utilisons beaucoup dans nos produits de consommation

A noter que la Commission européenne a interdit le perturbateur endocrinien des biberons en 2011. Mais l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a conclu que les consommateurs ne sont pas en danger en étant exposé via l’alimentation, au BPA provenant des plastiques. Elle a aussi remis en cause les rapports concluant autrement.

De son côté l’administration américaine en charge des aliments et des médicaments (FDA) a d’abord incité, en 2010, les fabricants de plastiques à substituer le BPA des biberons  et des contenants plastiques pour enfants. Mais cette année, la même autorité s’est opposée à l’interdiction du BPA de tous les emballages alimentaires, estimant que la science demeurait incertaine sur le danger du perturbateur endocrinien (voir JDLE).



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