BP veut lutter contre l'effet de serre

Le 18 juillet 2005 par Charlotte Monégier
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La compagnie pétrolière britannique BP est sur le point de mettre en place un stockage géologique de dioxyde de carbone (CO2) pour lutter contre l'effet de serre. Cette technique sera testée sur le champ de gaz de Salah, en Algérie, que BP exploite conjointement avec la société norvégienne Statoil. Elle consiste à récupérer le CO2 émis, à le comprimer et à l'injecter sous terre, ce qui diminuerait la propagation de gaz à effet de serre. Bien que des expériences et des recherches aient déjà été menées, notamment en France par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)(1), les conséquences d'une telle technique sont encore peu connues. «C'est une solution à court terme, indique-t-on à la Mission interministérielle sur l'effet de serre (Mies), il peut très bien y avoir des fuites de gaz carbonique d'ici quelques années». Un autre inconvénient: le coût excessif de l'opération. C'est pourquoi le directeur général de BP, John Browne, signalait le 11 juillet dans le Financial Times: «Si le stockage de CO2 fonctionne, nous allons avoir besoin de subventions pour encourager les compagnies à mettre en oeuvre le procédé et pour qu'il soit compétitif, comme c'est le cas aussi pour les éoliennes et autres énergies renouvelables». «Si cela coûte si cher, seuls les pays riches risquent de pouvoir en bénéficier, ajoute-t-on à la Mies, à moins que cette technique ne puisse rentrer dans le cadre du Protocole de Kytoto: dans ce cas-là, il pourrait y avoir des subventions».



(1) Le BRGM publiera un rapport sur la question en août 2005.


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