BP ferme l’artère pétrolière américaine
Le 10 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Ca commence à ressembler à la loi des séries. Quelques jours après qu’une commission d’enquête a éclairci son rôle dans le déclenchement de la catastrophe de Deepwater Horizon [ JDLE], BP se retrouve encore une fois sous les feux de la rampe environnementale.
Samedi 8 janvier, le pétrogazier britannique a été obligé de fermer les vannes du Trans-Alaska Pipeline System (TAPS) : un oléoduc de 1.280 kilomètres de long, qui transporte 620.000 barils de brut par jour, depuis le gisement de Prudhoe Bay jusqu’au port pétrolier de Valdez.
En cause : une fuite de brut, près d’une station de pompage, dont les causes restent encore inexpliquées. Pendant que les exploitants s’activent à réparer et à évaluer les éventuelles pollutions du sol, l’Amérique s’inquiète.
Courant du nord au sud de l’Alaska, le « pipe » contribue pour 12 % à l’approvisionnement pétrolier des Etats-Unis. Si sa fermeture venait à durer, les prix du baril pourraient s’envoler. A New York, la plupart des contrats pétroliers sont à la hausse. Ce qui n’est pas forcément fait pour déplaire à… BP.
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