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Bovins aux drêches de maïs, E. coli dans l’assiette ?

Le 01 juin 2011 par Romain Loury
Les drêches de maïs, coproduits du bioéthanol utilisés depuis peu dans l’alimentation des bovins, favoriseraient chez l’animal la présence d’une souche toxique d’Escherichia coli, rapporte le département américain à l’agriculture (USDA).
Riches en protéines, les drêches de maïs (mais aussi de blé ou de betterave) constituent les résidus de la fabrication du bioéthanol. Un produit encore peu utilisé en France, où il n’existe qu’un seul site de production de l’agrocarburant [1], mais qui semble déjà bien lancé aux Etats-Unis.
 
Or ce type d’alimentation pourrait favoriser chez l’animal la prolifération de la souche O157:H7, la plus fréquemment en cause lors des intoxications alimentaires par E. coli, indique l’USDA dans un communiqué. Selon ses travaux, 2,7% des échantillons d’excréments étaient testés positifs en cas de nourriture aux drêches de maïs, contre aucun chez les animaux n’en ayant pas reçu.
 
Une présence également plus marquée sur la peau des animaux, indique l’USDA. Et qui suggère un risque pour l’alimentation humaine. Selon l’USDA, il s’agit maintenant de «déterminer les causes de ces différences dans les niveaux d’E. coli, et les moyens de les réduire».
 
[1] Il s’agit du site de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) de la société Abengoa Bioenergy, fabricant espagnol de bioéthanol, où sont produites 145.000 tonnes de drêches de maïs par an.


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