Bouquetins du Bargy: la justice donne raison au préfet

Le 21 octobre 2015 par Romain Loury
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A quand de nouveaux tirs?
A quand de nouveaux tirs?
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Le tribunal administratif de Grenoble a tranché: l’arrêté du préfet de Haute-Savoie, qui prévoit l’abattage des bouquetins du massif du Bargy, est légal, selon une ordonnance rendue publique mercredi 21 octobre.

Déposé le 21 septembre par quatre associations [1], ce recours en justice visait à suspendre l’arrêté préfectoral du 16 septembre, qui prévoit un abattage indiscriminé des bouquetins du massif du Bargy, dont 40% seraient porteurs de la brucellose. Les 8 et 9 octobre, 70 d’entre eux ont été abattus lors d’une campagne suspendue au bout de deux jours, en attente de la décision du tribunal administratif de Grenoble.

Celui-ci vient de rendre son ordonnance: «en l’état de l’instruction, aucun moyen n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision». L’arrêté n’est donc pas suspendu, ce qui laisse libre cours à la poursuite de l’abattage des bouquetins, malgré plusieurs avis négatifs d’experts scientifiques.

Recours au Conseil d’Etat, demande de médiation

Pour la fondation Nicolas Hulot (FNH), «légal ne veut pas dire opportun: les tirs ne doivent pas reprendre». Raison pour laquelle les associations entendent déposer un pourvoi en cassation auprès du Conseil d’Etat, afin de juger l’affaire sur le fond, indique Jean-Pierre Crouzat, administrateur de la Frapna, au JDLE.

La FNH a également fait appel mercredi à la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, afin qu’«elle prenne d'urgence une initiative de médiation pour remettre tout le monde autour de la table». Contacté par le JDLE, le cabinet de la ministre n’était pas en mesure de commenter cette demande.

Les associations se montrent elles aussi conscientes de la nécessité d’éliminer la brucellose et d’euthanasier les animaux séropositifs. L’arrêté préfectoral fixait quant à lui un «scénario compromis», avec la constitution d’un noyau sain d’animaux testés séronégatifs (comme le souhaitent les associations), puis abattage de tous les animaux non testés.

[1] Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) et One Voice.



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