Bonne pêche pour les énergies marines

Le 22 mars 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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DCNS va ouvrir à Cherbourg l'atelier d'assemblages des 7 hydroliennes qui seront immergées dans le Raz Blanchard.
DCNS va ouvrir à Cherbourg l'atelier d'assemblages des 7 hydroliennes qui seront immergées dans le Raz Blanchard.

La ministre de l’environnement a annoncé plusieurs mesures de soutien aux énergies marines renouvelables.

Cela aura été le rayon de soleil de cette première journée des assises nationales des énergies marines. Dans la matinée de mercredi 22 mars, la ministre de l’environnement a rendu publiques plusieurs mesures très attendues par les professionnels des énergies marines et les élus de la façade maritime.

Au cours d’une intervention vidéo, Ségolène Royal a indiqué la signature imminente des concessions d’occupation du domaine maritime des parcs éoliens marins de Courseulles-sur-mer, Fécamp et Saint-Nazaire. «Par ailleurs, toutes les autorisations du parc de Saint-Brieuc seront délivrées dans les prochains jours», a-t-elle ajouté. Cinq ans après avoir été sélectionnés, les choses sérieuses vont pouvoir commencer pour les promoteurs des projets issus du premier appel d’offres éolien posé.

dialogue concurrentiel

La ministre a aussi confirmé la désignation par la commission de régulation de l’énergie (CRE) des candidats qui participeront au dialogue concurrentiel pour la zone de Dunkerque. Cette même procédure sera, par ailleurs, lancée sur la zone d’Oléron, conformément aux annonces ministérielles du début du mois de mars. Parallèlement, le service hydrographique de la marine (Shom) lancera, dès avril, la réalisation d’études (météo, océaniques, sédimentologiques, bathymétriques, environnementales) sur la zone.

Depuis New York, la locataire de l’hôtel de Roquelaure a enfin lancé l’appel d’offres pour la réalisation de fermes commerciales hydroliennes. A charge pour les préfets maritimes de Bretagne et de Normandie de définir les zones les plus propices. L’objectif visé étant la mise en service de 100 MW d’ici à 2023.

réduire les risques du raccordement

A Paris, le conseil d’Etat achève l’examen d’un projet décret d’application de la loi sur la transition énergétique. Vieille demande des exploitants de parcs marins, ce texte prévoit le paiement «d’indemnités spécifiques» aux industriels lorsque les délais prévus de raccordement des fermes marines au réseau terrestre de transport d’électricité n’auront pas été tenus par RTE. Pour mémoire, le raccordement au réseau d'une ferme marine éolienne représente 10 à 15% de son coût total.

Créatrices d'emplois. Même si elles ne produisent pas encore d'électrons, les énergies marines françaises créent déjà des emplois. Selon l'Observatoire des énergies de la mer, les 200 entreprises impliquées ont déjà embauché plus de 2.000 personnes. Près de 6 sur 10 travaillent dans des PME ou des entreprises de taille intermédiaire. L'essentiel (75%) oeuvrent dans l'éolien marin. Le gros de ces bataillons sont des développeurs-exploitants, des bureaux d'études et des PME spécialisées dans la construction et la maintenance en mer.

Les conseillers d’Etat phosphorent aussi sur un autre projet de décret qui classerait les installations d’énergies marines renouvelables dans la liste des «grands risques» identifiés à l’article L.111-6 du code des assurances. De quoi faciliter l’assurabilité de ces projets. Et faire baisser leur coût.

Inaugurations d'usines

Les élus locaux auront aussi des rubans tricolores à couper. Jeudi 23 mars, le premier ministre Bernard Cazeneuve posera la première pierre de l’usine cherbourgeoise de pales de LM Wind Power, filiale danoise de General Electric. Cette installation fournira les pales des turbines qui seront installées sur les futurs parcs marins d’EDF, au large de Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire.

La cité chère au premier ministre est décidément choyée par les industriels. DCNS Energies devrait prochainement y lancer la construction de son atelier d’assemblage des 7 hydroliennes de 2 MW unitaires qui seront immergées, pour le compte d’EDF, au large du Cotentin, en 2018.

Siemens espéré au Havre

Pourtant soutenu par le président du conseil régional de Normandie, Edouard Philippe n’a pas encore décroché son usine. Mais le député-maire (LR) du Havre garde l’espoir d’attirer Siemens. Initialement, le groupe Areva avait prévu de construire les nacelles de ses éoliennes et leurs pales dans la zone portuaire du Havre. Mais le rachat de Gamesa (et donc d’Adwen, filiale éolienne Areva-Gamesa) par Siemens a fait capoter le projet. Interrogé, Filippo Cimitan, patron de Siemens Wind Power a indiqué que la décision d’investir au Havre ne pourrait être prise qu’à l’issue du rapprochement entre son entreprise et Gamesa, au cours du mois d’avril.



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