Bond de l'ISR français en 2014

Le 06 mai 2015 par Aude Massiot
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L'immobilier : un nouveau gisement pour l'ISR ?
L'immobilier : un nouveau gisement pour l'ISR ?
VLDT

L’enquête Novethic 2014 le confirme: le marché des investissements responsables a toujours le vent en poupe. Les assurances sont les plus intéressées.

Les investissements socialement responsables (ISR) continuent de séduire. Selon les chiffres 2014 publiés par Novethic, ce mercredi 6 mai, leur montant est passé de 170 milliards d’euros en 2013, à 223 Md€ en 2014, avec une croissance doublée par rapport à 2012.

L’investissement responsable est une approche qui consiste à intégrer des critères extra-financiers, c’est-à-dire de nature environnementale, sociale et de gouvernance (ESG), dans la décision d’investissement. Par exemple, prendre en considération la capacité de l’émetteur à proposer des produits ou des services répondant aux enjeux environnementaux; ou prendre en compte les pratiques et la déontologie de l’entreprise.

L’une des explications à cette croissance est l’intérêt grandissant des assureurs pour ce type de produits. Ils possèdent désormais les deux tiers des encours ISR tricolores, contre moins de  50% en 2012. Au total, 18% des placements financiers des sociétés d’assurance prennent maintenant en compte des critères ESG.

Des investisseurs plus responsables

L’étude de la filiale de la Caisse des dépôts montre aussi la montée des investissements en obligations qui représentent 65% des placements, aux dépens des fonds monétaires. Autre type d’actifs -encore minoritaire- qui intéresse: les fonds immobiliers. Bien que ne représentant aujourd’hui qu’un peu plus d’1% des investissements, ils ont augmenté de 59% en un an. Pour l’instant, ils se résument pour la plupart à la seule prise en compte de la performance énergétique des biens immobiliers.

De manière globale, l’intégration de critères ESG dans la gestion de portefeuilles a augmenté de 22% par rapport à 2013, pour atteindre 356 Md€. Moins contraignantes que les ISR, ces stratégies consistent à fixer un seuil minimal de qualité ESG pour les portefeuilles. En pratique, les assureurs peuvent geler, limiter ou interdire l’investissement dans les entreprises à profil à risque, ou donner un objectif de performance ESG minimum pour un certain portefeuille.

Cet intérêt grandissant pour la responsabilité sociale et environnementale des investissements se retrouve dans l’augmentation du nombre d’exclusions normatives (+35% en 2014), et sectorielles (+33%). Les industries de l’amiante, du tabac et de la fabrication d’armes sont les plus visées.



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