Bon et heureux Kyoto!

Le 17 février 2005 par Enerpresse
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Les Finlandais sont des gens formidables. D’après un sondage réalisé par le gouvernement, et publié mardi, plus de 90% des personnes interrogées connaissent les risques liés au changement climatique et s’en inquiètent.

Mieux : plus de 80%des sondés sont prêts à s'investir personnellement pour réduire les émissions de GES ; en faisant des économies d'énergie (85%), en compostant les déchets (80%), en utilisant des ressources renouvelables pour se chauffer (74%). Seuls 4% d'entre eux pensent qu'on ne peut plus rien faire. Un tel débat (peut-on encore agir pour éviter le pire ?) a aussi cours hors de Finlande. Au début du mois, des dizaines de scientifiques de haut niveau ont rappelé à Exeter qu'il ne faudrait pas que a température moyenne du globe soit supérieure de 2°C à celle qui régnait avant la révolution industrielle. Faute de quoi, nous et nos générations futures nous exposerions, dans les décennies qui viennent, à voir les climats changer, le niveau de la mer monter, les maladies tropicales s'étendre, etc. Or, la température a déjà crû de 0,6°C depuis 200 ans et les GES émis ces dernières décennies renforceront l'effet de serre, même si nous arrêtions immédiatement toute nouvelle émission.

Ce constat alarmiste est partagé par une grande part de la communauté «climatologue» et par de nombreux experts, notamment européens. Bruxelles a d'ailleurs rappelé, le 9 février, que l'objectif de sa politique était bien de rester sous la fatidique barre des 2°C. Fort bien. Mais à la lecture de telles déclarations, on ne peut qu'être inquiet de la couardise des politiques qui ont finalement (en principe) le dernier mot lors des négociation internationales. Au printemps prochain, les pays ayant ratifié la convention de 1992 sur les changements climatiques ne vont pas définir les actions urgentes à mener... mais simplement participer à un vague séminaire sur l'après-Kyoto. A la fin de l'année, les centaines de délégués gouvernementaux décideront (ou non) de mettre en place le système permettant enfin la création de projets MOC. Intéressant, mais ô combien dérisoire par rapport à la menace grandissante. Alors, certes, on doit se réjouir de l'entrée en vigueur, aujourd'hui, du protocole de Kyoto. A la condition de ne pas oublier qu'il nous permettra de réaliser (peut-être?) 5% de l'effort à produire pour tenter de redresser la barre climatique. Allez, bon et heureux Kyoto, en attendant la prochaine canicule.




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