Bois-énergie: un bilan 2005 plutôt prometteur

Le 04 mai 2006 par Claire Avignon
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A l’occasion du premier forum de la maison, L’Ademe a fait le bilan 2005 de la filière bois-énergie. Un bilan largement positif même si la filière doit continuer à se professionnaliser.

En 2005, la vente d'appareils de chauffage au bois a augmenté de 23%. Une hausse remarquable en comparaison des 5% habituellement observés depuis 1999, année de mise en place du crédit d'impôt dédié aux économies d'énergie. Une tendance expliquée par l'Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie (Ademe) par l'augmentation du prix des énergies fossiles, mais aussi par celle du crédit d'impôt qui est passé de 40 à 50%.

Ce sont les chaudières, utilisées comme solution de chauffage central et non comme appoint, qui tirent particulièrement leur épingle du jeu. Le nombre de ventes est passé de 8.800 en 2004 à 17.600 en 2005. Soit une progression de 127%. Bien sûr, les chiffres restent en dessous de ceux des poêles (124.500 ventes en 2005, contre 83.000 en 2004) et surtout les inserts et les foyers fermés (277.754 ventes en 2005 contre 245.800 en 2004). «Cela montre tout de même l'intérêt naissant des particuliers pour le chauffage au bois central», note Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Ademe.

Pour les chaufferies industrielles et collectives, on compte 350 nouvelles installations par an, un nombre constant depuis 2000 où leur développement a été inscrit dans le programme bois énergie. Au total, l'Ademe dénombre environ 1.400 chaufferies collectives et tertiaires ainsi que 477 chaufferies industrielles. «Ce sont les moyens humains et financiers que nous pouvons mettre à disposition qui nous arrêtent, explique Jean-Christophe Pouet, chef de projet bois-énergie. Nous espérons que des facteurs externes comme la hausse du prix de l'énergie et les certificats d'économie d'énergie permettront de développer ce plan.»

Pour ce faire, l'Ademe travaille sur la qualité et la sûreté de l'approvisionnement en bois. Une norme a été créée, dite «NF bois de chauffage». Elle doit garantir un bois sec de qualité qui permet un bon rendement de l'appareil et des rejets de polluants (monoxyde de carbone, composés organiques volatils, dioxines) les plus faibles possibles. «Son succès apparaît mitigé, reconnaît Jean-Louis Bal. La norme représente toujours une part extrêmement minoritaire du marché du bois. Cela ne signifie pas que le bois non certifié est de mauvaise qualité mais pour parvenir à de bons rendements, il faudra étendre cette norme.»

Quant aux appareils de chauffage, le label qualité «Flamme verte» représente 80% des ventes françaises. Il garantit un rendement supérieur à 65% (70% l'année prochaine) et des émissions de polluants faibles. Son succès s'explique par le fait que le crédit d'impôt exige un rendement supérieur à 65%.

Malgré ce succès, des progrès restent à réaliser. Si la France est le premier consommateur de bois européen (9e si l'on compte la consommation par habitant) avec 9,3 millions de tonnes équivalent pétrole (mtep), «on pourrait facilement doubler cette consommation en utilisant de manière industrielle la forêt française qui croît chaque année de 10%», rappelle Michèle Pappalardo, présidente de l'Ademe.




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