Bisphénol A: l’Efsa réserve son expertise à l’automne

Le 28 mars 2013 par Marine Jobert
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Le Bisphénol A dans les biberons n'est interdit qu'en France.
Le Bisphénol A dans les biberons n'est interdit qu'en France.
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L’agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) a annoncé qu’elle lancera, en juillet prochain, une consultation publique sur la version préliminaire de son avis scientifique sur les risques possibles du bisphénol A (BPA) sur la santé publique. Elle remet à novembre 2013 la publication et l’adoption de cette synthèse, afin notamment de pouvoir «prendre en compte les résultats des travaux scientifiques en cours au niveau européen et national, tout en terminant une évaluation du risque complète», indique l’Efsa dans un communiqué.
 
Le comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux de la Commission européenne est en plein travail sur l’évaluation des risques pour la santé humaine relatifs à l’utilisation du BPA pour le matériel médical. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), elle, a terminé la rédaction de son étude sur l’évaluation des risques sanitaires du BPA, qui sera présentée le 8 avril aux parties prenantes. «L’Anses va remettre une somme», prévient Yannick Vicaire, porte-parole du réseau Environnement-santé (RES). «Probablement le travail le plus complet sur le sujet.»
 
Des dissensions existent entre l’agence européenne et l’agence française, la première reprochant notamment à la seconde de n’avoir pas attendu une évaluation des risques complète pour préconiser l’interdiction du BPA dans les contenants alimentaires. «Pourtant, l’Anses s’est ainsi inscrite dans une vision moderne: face à une molécule qui semble liée à des problématiques de faible dose, et même sans pouvoir définir de seuils, elle a estimé que l’étude de danger suffisait», détaille Yannick Vicaire pour Le Journal de l’environnement. «Car le danger permet d’édicter des mesures de gestion.»
 
Le groupe sur les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes, les arômes et les auxiliaires technologiques (groupe CEF) entreprend depuis février 2012 une réévaluation complète des risques relatifs à l’exposition au BPA à travers l’alimentation, en prenant également en compte les sources d’exposition non alimentaires. L’effet des faibles doses, observé chez les rongeurs, est également en cours d’investigation.


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