Bisphénol A: l’Efsa réévalue les effets immunitaires

Le 28 avril 2016 par Romain Loury
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L'Efsa se remet au BPA
L'Efsa se remet au BPA

L’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) va de nouveau se pencher sur les effets immunitaires du bisphénol A. En cause, la publication, depuis son dernier avis, de deux études françaises de 2014 suggérant un effet à de faibles doses, en exposition in utero.

Fin janvier 2015, l’Efsa publiait un avis sur le bisphénol A, ramenant sa dose journalière admissible (DJA), de 50 µg/kg de poids corporel, à 4 µg/kg. Cette valeur n’était que temporaire, afin de tenir compte des incertitudes quant aux effets possibles du BPA sur la glande mammaire, et sur les systèmes reproductif, neurologique, immunitaire et métabolique chez les animaux de laboratoire.

Deux études toulousaines

Or peu après la publication de cet avis, deux nouvelles études, ayant trait au système immunitaire et menées chez le rat, remettaient en cause la nouvelle DJA. Toutes deux publiées en novembre 2014 par l’équipe d’Eric Houdeau, de l’unité de recherche Toxalim (Inra[i], Toulouse), elles montrent des effets délétères en cas d’exposition in utero à des doses similaires (5 µg/kg), voire inférieures (0,5 µg/kg), à la nouvelle DJA.

La première de ces études révèle que des rats exposés in utero au BPA développent des intolérances alimentaires, en l’occurrence à l’ovalbumine (principale protéine de l’œuf). Quant à la seconde, elle montre une prédisposition, par le BPA, à des infections parasitaires intestinales.

Une demande des Pays-Bas

Ces deux études ont été analysées par l’Institut national néerlandais pour la santé publique et l’environnement (RIVM), dans un rapport que le ministère néerlandais de la santé a demandé à l’Efsa d’examiner. Celle-ci prévoit une déclaration «dans les mois qui viennent», après travail de son groupe d’experts CEF, chargé des matériaux en contact avec les aliments, des enzymes, des arômes et des auxiliaires technologiques.

En parallèle, l’autorité annonce un nouvel avis scientifique sur le BPA pour 2018. Elle attend pour cela les résultats d’une étude de deux ans menée par le National Toxicology Program aux États-Unis, dont la publication est attendue en 2017.



[i] Institut national de la recherche agronomique

 



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