Bisbilles germano-allemandes sur le soutien aux ENR

Le 28 août 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Objectif: installer deux fois moins de panneaux PV qu'en 2012.
Objectif: installer deux fois moins de panneaux PV qu'en 2012.
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Berlin souhaite réduire le soutien au développement des énergies renouvelables. Bruxelles ne veut pas que la baisse annoncée des tarifs d’achat frappe les installations en service.

C’est l’un des sujets de discussion qui fâche, en Allemagne. A moins d’un mois des élections générales, nombre d’électeurs font savoir que le soutien aux énergies renouvelables leur pèse.

14 milliards de soutien en 2012

Selon RWE, l’un des principaux électriciens outre-Rhin, le montant des taxes frappant le kilowattheure (hors TVA) facturé aux ménages a sextuplé, entre 1999 et 2012, passant de 4,1 milliards d’euros par an à 23,7 milliards. Les taxes sur l’électricité ont certes sextuplé, mais les aides aux énergies renouvelables (ENR) ont été multipliées par 7. En 2012, les Allemands ont ainsi réglé indirectement une ardoise de 14,1 Md€ pour subventionner l’éolien et le photovoltaïque, majoritairement. Facturée en moyenne, 0,27 €/kWh, l’électricité allemande (pour les particuliers) est la troisième plus chère de l’Union européenne. Ce qui s’explique en grande partie par le niveau de taxe: 46,5% du prix final.

23% de l’électricité d’origine renouvelable

Ce soutien massif n’est pas sans conséquence. En 2012, 23% des électrons étaient d’origine renouvelable (soit 4,6% de l’énergie allemande), contre 7,8% dix ans auparavant. Pour autant, le gouvernement entend freiner ce développement qui lui coûte cher, politiquement. Après avoir promis, après les élections, une réforme de la loi sur les renouvelables, l’administration Merkel espère freiner l’installation de centrales photovoltaïques.

Pas d'arrêt des tarifs d'achat

Mardi 27 août, lors d’une conférence à Berlin, le ministre fédéral de l’environnement y est allé de son couplet anti-solaire. «J’espère que seulement 4.000 mégawatts crête seront mis en service, cette année», a indiqué Peter Altmaier. Soit moitié moins que les trois années précédentes. La veille, le commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, avait appelé l’Allemagne à ne pas trop sabrer les tarifs d’achat d’énergie renouvelable, lors de la réforme de sa législation, notamment à titre rétroactif. «Tous les investisseurs qui ont contribué à l’installation de panneaux solaires, de centrales à biogaz ou de fermes éoliennes doivent recevoir le montant d’aide qui leur était garanti au démarrage des installations», a averti l’ancien ministre-président du Bade-Wurtemberg.



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