Birraux-Bataille : les trois axes de la loi sont durs mais c’est la loi

Le 07 juillet 2005 par Enerpresse
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Une semaine après que le ministère en charge de la Recherche ait officiellement reçu les rapports de l’Andra et du CEA sur l’état des recherches menées dans le cadre de la loi Bataille, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques publiait, hier mercredi, son rapport sur «la gestion durable des déchets radioactifs.»

Fruit d'une longue enquête menée par les députés Claude Birraux et Christian Bataille, ainsi que de nombreuses auditions, le rapport est une première. «C'est la première fois qu'un rapport parlementaire français est traduit en anglais, »sourit Claude Birraux, le député UMP.Une traduction qui a permis aux duettistes de présenter leur document à la Chambre des Communes britannique, le 28 juin dernier. Toutefois, malgré cette nouveauté le document de plus de 330 pages apporte peu de choses que les spécialistes de la question ne sachent déjà. «Nous préconisons la poursuites des recherches, entame Christian Bataille, ce qui n'est pas un prétexte à l'inaction. Car, reprend-il, nous ouvrerons, en 2006, un processus qui conduira à la construction d'un centre de stockage à Bure et à la réalisation d'un entreposage important.» «La loi doit fixer les principes ainsi que les grands rendez-vous: 2016 pour l'entreposage de longue durée (ELD), 2020-25 pour le stockage souterrain et 2040 pour la faisabilité industrielle de la séparation poussée et de la transmutation»,annonce son collègue hautsavoyard.

Défendant mordicus, les trois axes de «sa» loi, le député du Nord justifie le choix de l'Office par l' «engagement solennel pris par le Parlement en 1991.» «On ne saurait imaginer une remise en cause de la loi»,tempête-t-il. Et de rappeler que la loi du 30 décembre 1991 impose de ne mettre en stockage profond «que les déchets de haute activité à vie longue. Les déchets de moyenne activité, les combustibles usés non retraités et le MOX n'ont pas vocation à être stockés mais entreposés. Ce n'est pas de l'immobilisme, mais il n'y a pas de raison de changer de trajectoire. Nous ne serions pas crédibles.» «Les déchets de moyenne activité de 45.000 mètres cubes. Avec de tels volumes, il faut trouver d'autre solution que le stockage contrairement à ce que voudrait le voudrait le CEA», reprend Claude Birraux. Raison pour laquelle, Areva et le CEA continueront d'utiliser leurs entreposages actuels à LaHague, Marcoule, Saclay pour refroidir les colis.



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