Biomasse : baisse du tarif d’achat d’électricité

Le 31 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Un arrêté publié le 30 janvier au Journal officiel abaisse de 3,6 % le tarif de rachat de l'électricité des centrales biomasse.

Le texte abroge l’ancien arrêté de 2009 qui avait fixé le tarif d'achat de l'électricité produite par les centrales utilisant des « matières non fossiles végétales et animales » (bois-énergie ou biomasse) à 4,5 centimes d'euro par kilowattheure (tarif de référence) et la prime complémentaire[1] entre 8 et 13 c€/kWh en fonction de l'efficacité énergétique de l'installation.

Désormais, le tarif de référence est de 4,34 c€/kWh.

La filière biomasse doit contribuer à 50 % aux objectifs nationaux d’énergie renouvelable d’ici 2020. Mais elle « présente une difficulté singulière liée aux nombreux usages des produits employés comme combustibles », rappelle la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un avis publié le même jour au Journal officiel. En effet, une partie de ces produits peut servir à l'alimentation humaine ou animale, comme matière première non substituable (dans certaines industries de transformation telles que la fabrication de pâte à papier ou de panneaux), ou « trouver des débouchés plus pertinents dans d'autres secteurs énergétiques (chauffage individuel et collectif, agrocarburants...) ».

Aujourd’hui, le développement de la filière biomasse en France destinée à la production d'électricité résulte principalement de la mise en œuvre des appels d'offres (dans le JDLE). Cette procédure « peut permettre un contrôle effectif par la puissance publique des quantités de biomasse mobilisées, par zone géographique, et des risques de conflit d'usage », explique la CRE.

La baisse de 3,6 % des tarifs d'achat induit une diminution des rentabilités des projets de plus de 5 MW sous obligation d'achat. « Cependant, les tarifs proposés paraissent appropriés : ils induisent des rentabilités normales, sans être excessives, pour les projets aux coûts les mieux maitrisés et ceux présentant des efficacités énergétiques supérieures à 65 % », précise l’organisme de régulation.



[1] Le bénéfice de la prime complémentaire est réservé aux installations d'une puissance comprise entre 5 et 12 mégawatts électriques dont l'efficacité énergétique est supérieure à 50 % et dont la part de biomasse forestière dans l'approvisionnement total en biomasse d'origine sylvicole dépasse 50 %.



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