Biodiversité: un tiers des oiseaux américains en danger

Le 23 mai 2016 par Marine Jobert
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L'Albatros de Laysan, parcourt 7.000 km entre son nid et le nord américain.
L'Albatros de Laysan, parcourt 7.000 km entre son nid et le nord américain.
DR

Le continent Nord américain héberge quelque 1.154 espèces d’oiseaux. Une étude réalisée par des scientifiques canadiens, américains et mexicains met en lumière qu’un tiers d’entre eux sont en danger. Qu’ils vivent de la mer ou au fond des forêts, tous souffrent d’un habitat très dégradé.

Un tiers des oiseaux d’Amérique du Nord sont en danger. Ce cri d’alarme est lancé par des scientifiques canadiens, américains et mexicains, rassemblés au sein d’une initiative transcontinentale, la North American Bird Conservation Initiative. Et leur constat est sombre: sur les 1.154 espèces recensées du nord au sud de l’arc américain, 432 sont en grand danger, sous l’effet combiné du changement climatique, de la montée de eaux ou de l’exploitation pétrolière.

Montée des eaux

Ce sont les oiseaux marins qui paient le plus lourd tribut: depuis les années 1950, les effectifs des quelque 150 espèces ont chuté de 70%. Un effondrement qui rappelle l’urgence de restaurer les écosystèmes marins, tant pour les oiseaux que pour les poissons et l’alimentation humaine. Les oiseaux côtiers sont aussi à la peine: environ 40% de la centaine d’espèces dont l’habitat dépend du bon état des estuaires et des côtes sont sur la liste rouge. Le développement urbain, la montée du niveau de la mer, les perturbations causées par les activités récréatives, sans compter le risque de marée noire, expliquent cette chute vertigineuse.

Dangereuses migrations

Les oiseaux inféodés aux forêts boréales qui jalonnent le continent s’en sortent un peu mieux. 80% des fonctions de ces massifs forestiers sont encore intactes. Mais plus l’on descend vers le sud et plus l’état des massifs se dégrade. Par conséquent, les oiseaux migrateurs sont en mauvais état: 30% sont en danger, quand les populations d’oiseaux qui passent l’hiver sous les frimas sont en relativement bon état de conservation.

Forêts standardisées

Les oiseaux des forêts tempérées n’ont pas la vie facile non plus. 30 espèces sur 144 sont sur la liste rouge. Car même si les surfaces forestières ont augmenté par rapport à il y a 100 ans, la diversité des essences a diminué. Les massifs se sont également standardisés, n’hébergeant plus sous la même canopée jeunes et vieilles tiges, dont les oiseaux raffolent pour leur habitat. Sans compter que 80% de ces oiseaux passent l’hiver dans les forêts mexicaines, dont la gestion était autrefois naturellement gérée par les éclairs et les populations locales; aujourd’hui, le feu est devenu un outil de gestion forestière. Enfin, un tiers des oiseaux de plaines ont décliné. Rien d’étonnant, étant donné l’étalement urbain et l’extension des zones mises en cultures. Ce sont les oiseaux amateurs de zones humides qui s’en sortent le moins mal.

 

 

 



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