Biodiversité : mieux organiser l’expertise

Le 24 mai 2011 par Célia Fontaine
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Comment mieux intégrer la biodiversité dans toutes les activités humaines? Le rapport d’Yvon Le Maho[1] et Julien Boucher[2] remis le 23 mai à la ministre en charge de l’écologie tente de répondre à cette question et propose des pistes pour mieux organiser l’expertise en matière de biodiversité.
 
Les discussions menées lors du Grenelle de l’environnement en cette matière ont fait apparaître qu’il était nécessaire aux décideurs publics et privés de pouvoir accéder simplement à une expertise solide, afin éclairer leurs choix.
 
Le rapport, qui sera publié dans quelques jours, se base sur l’expérience de pays voisins comme l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni ou la Suède, pour proposer deux pistes de travail principales.
 
La première propose d’identifier un réseau de personnes spécialisées réparties dans des unités qui pourraient assurer, sur le long terme, la collecte et la pérennité des données de recherche relatives à la biodiversité.
 
La seconde concerne «l’amélioration du fonctionnement en réseau des organismes détenteurs de capacité d’expertise», selon un communiqué du ministère en charge de l’écologie. Il est proposé de constituer un Groupement d’intérêt public regroupant les organismes détenant l’expertise et les principaux demandeurs publics, l’Etat et les collectivités. En outre, la réflexion sur une agence de la nature devrait se poursuivre, recommande le rapport.

 

Pour rappel, l’engagement n°78 du Grenelle de l’environnement prévoyait de créer en 2008 une mission parlementaire sur «l’opportunité de création d’une agence nationale d’expertise sur la biodiversité, regroupant les établissements publics existants concernés, dotée d’instances de concertation territoriales à définir» (dans le JDLE). Ainsi le Conservatoire du littoral, l’Agence des aires marines protégées, voire les parcs nationaux, pourraient fusionner au sein d’une Agence de la nature. Mais la commission Développement durable de l'Assemblée nationale a affirmé en avril dernier que regrouper des entités existantes n'était pas la bonne solution. Elle préconise «un nouvel état d'esprit renforçant la concertation, les partenariats et la mutualisation entre ces entités existantes». Lors de la remise de la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), Nathalie Kosciusko Morizet a expliqué qu’aucun consensus n’avait encore été trouvé sur ce point (dans le JDLE).



[1] Ecophysiologiste, président du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité
[2] maître des requêtes au Conseil d’Etat


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