Biodiversité: Manuel Valls hurle avec les loups

Le 17 octobre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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«La détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup.»
«La détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup.»
BFMTV/RMC

C’est entendu, le loup pose un problème majeur. Et le gouvernement se range résolument au côté des éleveurs. Tels sont les deux points principaux du discours prononcé par le Premier ministre, ce 17 octobre, à l’occasion du congrès de l'Association nationales des élus de la montagne (Anem) à Chambéry.

«La détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup et des prédateurs, doit être prise en compte», a-t-il fait valoir, en rappelant que le plafond de loups susceptibles d'être abattus avait été relevé une première fois en 2013, puis en juin dernier.

Les décrets d'application de la loi sur l'avenir de l'agriculture «doivent faciliter notamment le travail des préfets», a dit Manuel Valls, souhaitant «être efficace au niveau national» et convaincre l'Union européenne «d'évoluer» sur ce point. Après les algues vertes, le Premier ministre entend faire plier Bruxelles sur la question du loup.

Le canidé est pourtant protégé dans l'Union européenne par la convention de Berne (1979) et par la directive Habitats, mais des dérogations à sa protection sont prévues lorsque sont constatés des dégâts importants sur l'élevage.

300 loups, 6.000 moutons

«Il ne s'agit pas de mettre en cause ces loups par principe. Il s'agit de tenir compte d'une réalité, celle que vivent les éleveurs dans ce territoire. Et vous trouverez, mesdames et messieurs les élus, le gouvernement à votre côté», a poursuivi le locataire de l’Hôtel Matignon.

Environ 300 loups sont présents dans une trentaine de départements français. L’an passé, près de 6.000 moutons et brebis ont été victimes d’attaques attribuées aux loups et aux chiens errants.

Manuel Valls, en revanche, n’a pas soufflé mot à propos des nombreux actes de vandalisme dont a été, une fois encore, victime le parc national de la Vanoise. Dans un communiqué, le plus vieux parc national français dénonce la destruction, ces jours derniers, d’une trentaine de renvois d'eau, destinés à protéger les sentiers de l’érosion.

Vandalisme en Vanoise

De nombreux blocs de pierre positionnés pour faciliter un passage ou stabiliser un mur de soutènement ont été jetés en contrebas ou au milieu du sentier. «Les ouvrages sont maintenant fragilisés et certains passages sur le sentier sont devenus plus délicats pour les randonneurs», indique Elisabeth Berlioz, du parc national.

Depuis quelques années, la Vanoise subit de nombreuses dégradations (destructions de panneaux, le plus souvent). Une nouvelle enquête a été ouverte par la gendarmerie. Donnera-t-elle de meilleurs résultats que les précédentes?

 



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