Biodiversité: Macron tient sa promesse

Le 24 mai 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un acteur peu connu de la préservation de la biodiversité : les TAAF.
Un acteur peu connu de la préservation de la biodiversité : les TAAF.
TAAF

La France accroit fortement ses surfaces protégées, tant en mer qu’à terre.

 

C’est l’une des conséquences de la publication du dernier rapport de l’IPBES[1]. Le 6 mai dernier, quelques heures après que les spécialistes mondiaux de la biodiversité avaient sonné le tocsin du vivant, le président de la République avait annoncé un gros effort en matière de préservation des espaces naturels et des espèces à protéger.

Entouré de scientifiques, Emmanuel Macron avait indiqué que la France allait porter la part des aires marines et terrestres protégées à 30% du territoire d'ici à 2022 (contre une vingtaine de pourcents aujourd’hui).

Du froid…

Une fois n’est pas coutume, la consigne a bien été transmise au gouvernement. Dans la flopée d’annonces faites, le 23 mai, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le Premier ministre a précisé les annonces présidentielles.

Dans un délai de 12 à 24 mois, Paris devrait boucler le dossier de création de l’aire marine protégée (AMP) des îles Saint-Paul et Amsterdam. Gérée par l’administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), cette AMP à protection forte s’étendra sur 500.000 kilomètres carrés: superficie à peine inférieure à celle de l’Hexagone.

…au chaud

Classé réserve naturelle en 1975, l’archipel des Iles glorieuses (entre Madagascar et les Comores) devrait devenir un parc naturel marin. De quoi renforcer et étendre la protection sur 50.000 km2 de biotopes terrestres et marins.

Ces deux créations devraient permettre de porter à 26% la surface des eaux françaises bénéficiant d’un statut de protection, contre 22,5% actuellement.

A terre, les projets ne manquent pas. Les préfets ont désormais pour consigne de lister dans leurs départements les prochaines réserves naturelles. Deux conditions s’imposent: que les sites soient d’un intérêt écologique et que leur éventuel classement ne rencontre pas trop d’opposition locale.

Plus abouti, en revanche, est le projet de parc national des feuillus. Imaginé durant le Grenelle de l’environnement, le 11e parc national (PN) devrait s’étendre sur 50.000 hectares, à cheval entre la Bourgogne et la Champagne. Outre qu’il apportera un écosystème jusqu’alors absent des PN, le parc des feuillus de plaine devrait permettre à la France de franchir le seuil des 30% de terres protégées. Une performance pas si commune.



[1] IPBES: Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques

 

 



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