Biodiversité: les régions lancent la création de leur agence régionale

Le 24 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les agences régionales de la biodiversité n'auront pas de mission régalienne.
Les agences régionales de la biodiversité n'auront pas de mission régalienne.
VLDT

Plusieurs régions ont conclu, lundi 23 octobre, une convention de préfiguration de leur agence régionale de la biodiversité (ARB). L’occasion de décrypter le mille-feuille administratif fruit des lois Maptam et NOTRe et de préservation de la biodiversité.

Pour un peu, on s’y serait cru. Réunis par l’association des régions de France, les représentants d'une demi douzaine de régions ont reçu, lundi 23 février, leur diplôme de pionnier dans la lutte pour la préservation de la biodiversité.

Plus exactement, les élus de Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Centre Val-de-Loire, Provence-Alpes-Côte-D’azur, Normandie, Bretagne ont conclu avec le président du conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’ancien ministre de l’environnement Philippe Martin, des conventions de préfiguration. «Cela lance officiellement le processus de création de leur agence régionale pour la biodiversité [ARB]», décrypte Christophe Aubel, le directeur général de l’AFB.

AFB et l’ONCFS feront la police

Dans plusieurs mois, ces régions se doteront de leur ARB, lieu de définition des objectifs ... régionaux et de répartition des tâches, assignée tantôt aux agences de l’eau, tantôt aux espaces naturels sensibles des départements. Mais rien de régalien: «La police de l’environnement reste dévolue aux établissements publics que sont l’AFB et l’ONCFS», rappelle Christophe Aubel.

Aux côtés de l’ARB siègeront une centaine de conseillers régionaux de la biodiversité. «C’est à eux que les autorités régionales devront soumettre le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires», souligne l’ancien vice-président du comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L’Île-de-France l’emporte

Dernière pièce de l’échiquier régional de la biodiversité: les agences de l’eau. Leur expertise reconnue dans le domaine de la restauration des milieux aquatiques et lacustres en fait un partenaire naturel des ARB. Ces dernières financeront et encadreront des projets qui auront été sélectionnés par l'ARB.

La course à la création des premières ARB devrait être emportée par l’Île-de-France qui, s’appuyant sur Naturparif, devrait mettre son agence régionale en ordre de bataille dès le début de 2018. La région capitale devrait être rapidement suivie par la Nouvelle-Aquitaine, qui, elle aussi, dispose d’un établissement compétent.

Ce sera, en revanche, plus long pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont l’agence régionale pour l'environnement doit d’abord se débarrasser de certaines prérogatives (les déchets par exemple) pour s’engager pleinement dans la préservation de la biodiversité méditerranéenne.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus