Biodiversité: l’outre-mer fait sa place dans l’AFB

Le 20 juillet 2015 par Romain Loury
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L'atoll de Rangiroa, en Polynésie française
L'atoll de Rangiroa, en Polynésie française
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Comment mieux représenter la France d’outre-mer dans la future Agence française pour la biodiversité (AFB)? Dans un rapport remis vendredi 17 juillet à la ministre de l’écologie Ségolène Royal, les députés Serge Letchimy et Victorin Lurel livrent leurs conclusions, avec pour mesure phare la création d’un comité thématique outre-mer, représentant toutes les collectivités.

Fleuron du projet de  loi pour la reconquête de la biodiversité, actuellement en discussion au Sénat, l’AFB fusionnera en son sein l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’Agence des aires marines protégées, les Parcs nationaux de France (PNF) et l’Atelier technique des espaces naturels (Aten).

Parmi les nombreuses questions qui continuent à se poser à son sujet, celle de la prise en compte de l’outre-mer, part majeure de la biodiversité française, aussi bien terrestre que marine. Pour cela, le conseil d’administration comportera cinq sièges de titulaires, et autant de suppléants, chacun représentant un des cinq bassins écosystémiques ultramarins (Saint-Pierre-et-Miquelon, Guyane, Antilles, océan Indien, océan Pacifique).

Or les trois derniers bassins disposent de plusieurs collectivités, distantes et donc de fortes spécificités en matière de biodiversité, dont les problématiques nécessitent d’être mieux prise en compte au sein de l’AFB. D’où la proposition des députés Serge Letchimy (Martinique) et Victorin Lurel (Guadeloupe) de mettre en place un comité thématique de l’outre-mer, comportant chacune des collectivités ultramarines (Mayotte, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Martinique, Saint-Barthélemy, etc.).

Un «cluster» des élus de la biodiversité

Comptant aussi les cinq représentants ultramarins au conseil d’administration, «il pourrait même être ouvert à l’ensemble des élus d’outre-mer compétents en matière d’environnement, quel que soit leur mandat électoral, pour jouer pleinement son rôle de lieu d’échange et se positionner comme un ‘cluster’ des élus de la biodiversité dans les outre-mer», ajoutent les députés. La composition et le fonctionnement seront déterminés par le conseil d’administration de l’AFB.

Au niveau local, cinq collectivités disposeront de leur propre délégation de l’AFB, définie par une mission de préfiguration. Celle-ci est déjà est en cours en Martinique et en Guadeloupe, et «sera mise en place en Guyane, à Mayotte et à La Réunion dans les mois qui viennent», indique le ministère dans un communiqué.

Quant aux autres collectivités, Olivier Laroussinie, l’un des préfigurateurs de l’AFB et pressenti pour la diriger, précisera «avec elles leurs attentes en termes de coopération». Plusieurs déplacements sont d’ailleurs prévus au cours des prochains mois, indique le rapport. En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, l’Agence des aires marines protégées disposent déjà d’antennes, dont les missions pourraient être étendues à la biodiversité terrestre, suggèrent les deux députés.



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