Biodiversité: l’IPBES égraine ses pistes d’action

Le 23 mars 2018 par Romain Loury
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L'IPBES tient sa 6ème session plénière à Medellin
L'IPBES tient sa 6ème session plénière à Medellin

Quelles sont les pistes pour protéger la biodiversité? Certes, accroître les surfaces protégées, mais bien plus encore. Dans ses rapports régionaux publiés vendredi 23 mars, l’IPBES évoque plusieurs pistes d’action.

 

«S’il n’y a pas de baguette magique ou de solution universelle, ces rapports montrent qu’il faut une meilleure gouvernance, une intégration de la biodiversité dans toutes les politiques sectorielles (comme l’agriculture et l’énergie), la mise en application des connaissances scientifiques et de la technologie, une conscience accrue et des changements de comportement», explique le président de l’IPBES, Robert Watson.

Parmi les pistes évoquées, l’évaluation du bien-être national, au-delà du seul produit intérieur brut (PIB), ce qui pourrait avoir des retombées positives en termes de gestion environnementale. Ou encore la fin des subventions publiques à l’agriculture intensive et à la surexploitation forestière. Sans oublier, bien sûr, le développement des aires protégées et la mise en place de corridors écologiques.

L’Afrique prise en étau

Pour l’Afrique, les experts ont évalué plusieurs scénarios de développement, dont deux jugés durables, et qui s’avèrent les plus efficaces en termes de protection de la biodiversité. C’est pourtant sur ce continent que la tâche s’avère la plus compliquée, en raison de la pauvreté et de la forte croissance démographique attendue.

Mais même avec les scénarios les plus vertueux, le chemin sera ardu: «l’inévitabilité d’un compromis entre la nourriture, l’eau, l’énergie et les moyens de subsistance apparaît clairement et les scénarios étudiés prévoient [tous] une diminution de la biodiversité et du fonctionnement écologique. Cependant, il sera peut-être possible de réduire la gravité de ces compromis en prenant à temps des mesures et des réglementations environnementales progressives et préventives visant à bâtir une résilience socio-écologique, au moyen d’activités axées sur les écosystèmes», note l’IPBES.



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