Biodiversité: l’Académie des technologies pour des études d’impact

Le 12 janvier 2016 par Romain Loury
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La biodiversité bientôt au Sénat
La biodiversité bientôt au Sénat
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Dans un avis rendu public lundi 11 janvier, l’Académie des technologies recommande que la biodiversité soit mieux prise en compte, dans toutes ses dimensions, lors des projets d’aménagements du territoire. Une demande formulée alors que la loi biodiversité sera examinée, dès mardi 19 janvier, en séance publique au Sénat.

Depuis la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, tout projet d’aménagement doit s’accompagner d’une étude d’impact environnemental «présentant les mesures prévues en vue d’éviter, de réduire ou, à défaut, de compenser les atteintes dudit projet aux milieux avoisinants», ou doctrine ERC, rappelle l’Académie des technologies.

Dans un avis voté en décembre, mais publié ce lundi, l’académie recommande des études d’impact spécifiques à la biodiversité. Elles devraient «comporter l’analyse des bénéfices et des coûts, des avantages et des inconvénients, liés à la fois au projet, à la modification, à la préservation, à la valorisation d’écosystèmes spécifiques et de leur biodiversité, voire à l’accroissement de celle-ci», juge-t-elle.

Cette publication intervient alors que le Sénat examine, en première lecture et en séance publique, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, du mardi 19 au mardi 26 janvier. Parmi ses points majeurs, le texte précise les modalités de compensation en matière de biodiversité, ouvrant la voie à des «banques de compensation».

Une minorité pour un aménagement plus durable

Aussi pondéré que peut l’être un avis académique, celui-ci n’en a pas moins donné lieu à des débats internes. En clôture de son document, l’Académie des technologies fait ainsi part d’une position minoritaire, plus favorable à «une nouvelle vision de l’aménagement du territoire».

L’avis a en effet tendance à évoquer la biodiversité et l’aménagement du territoire en termes antagonistes, évoquant «une entrave au développement économique et à la création d’emploi», des «projets pourtant utiles». «La position minoritaire considère au contraire que l’enjeu d’aujourd’hui (…) est de faire du développement du capital naturel une composante de cet aménagement, pour que les territoires permettent un développement social et économique ‘vraiment’ durable», conclut l’avis.



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