Biodiversité et santé: des liens indéfectibles

Le 08 juillet 2010 par Célia Fontaine
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Le comité de pilotage « COPIL Biodiversité 2010 » s’est réuni le 7 juillet au ministère de la santé. L’occasion pour Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, de rappeler les liens et interactions entre santé et biodiversité.

Depuis le 5 novembre 2009, ce comité de pilotage réunit plus de 80 représentants des 5 collèges Grenelle (Etat, syndicats, représentants d’entreprises, d’élus, établissements publics, associations) afin de faciliter les échanges et renforcer la mobilisation en faveur de la biodiversité.

« Les liens et interactions entre santé et biodiversité sont complexes », a déclaré Chantal Jouanno lors de son discours. « Ils peuvent être très positifs car la biodiversité apporte à la santé plus qu’on ne l’imagine. Mais avec les effets de la mondialisation et du changement climatique, la biodiversité peut aussi se retrouver menaçante à cause des espèces invasives ou de changement de biotopes », poursuit-elle. Parmi les avantages, les exemples sont infinis lorsque l’on aborde la pharmacopée. Entre 40 et 70 % de nos médicaments dépendent de la biodiversité. La secrétaire d’Etat rappelle ainsi que l’aspirine est tirée de l’écorce de saule et de la reine des prés, et que c’est grâce à un corail qu’a pu être développé un des médicaments modernes de lutte contre le Sida (l’AZT). « Cela suffit à nous convaincre que, plus la vie est diversifiée et préservée, plus elle constitue notre assurance vie ». D’autre part, « dans le stress permanent de notre société urbanisée, la proximité d’un espace de nature préservée, un coin de verdure, s’avère être un facteur bien-être psychique».

Mais la biodiversité peut dans certains cas s’avérer dangereuse pour l’homme. Virus Ebola (véhiculé par les chauves-souris) ou Chikungunya (transmis par des moustiques) inquiètent. « La déforestation et les changements climatiques bouleversent les écosystèmes et conduisent à des invasions d’espèces nouvelles », souligne Chantal Jouanno. Les déséquilibres des systèmes peuvent entraîner de nouveaux risques pour la santé publique, car les populations sont de plus en plus en contact avec des substances auxquelles elles ne sont pas habituées. Par exemple l'Ambroisie, en colonisant de nombreux milieux, est devenue une source majeure d'allergies en France.

C’est pourquoi la secrétaire d’Etat invite le monde de la santé à se mobiliser pour sauver la « bibliothèque du vivant ». Le monde de la biodiversité doit, quant à lui, approfondir la connaissance des interactions entre santé et biodiversité.

Chantal Jouanno s’est également réjouie de la création d’un Programme de renforcement de la gouvernance internationale en matière de conservation de la biodiversité (IPBES en anglais). Le 11 juin dernier, les gouvernements mondiaux réunis en Corée du Sud ont en effet donné leur accord pour la création de cette plateforme intergouvernementale scientifique et politique en matière de biodiversité et de services écosystémiques. « J’aimerais qu’au sein de ce futur IPBES, la France puisse participer activement aux études prospectives sur la santé mondiale », a-t-elle précisé.



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