Biodiversité: des impacts plus forts en Afrique et en Asie

Le 11 octobre 2019 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les mangroves fournissent de nombreux services écologiques à leurs riverains.
Les mangroves fournissent de nombreux services écologiques à leurs riverains.
VLDT

Moindre pollinisation des cultures, pollution de l’eau, érosion côtière… face au déclin de la biodiversité, ce sont les régions les plus pauvres du globe, à savoir l’Afrique et l’Asie du sud-est, qui seront les plus touchées, révèle une étude publiée vendredi 11 octobre dans Science.

 

Début mai, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) lançait un appel mondial à protéger la biodiversité, à l’occasion de la publication de sa première évaluation mondiale. Selon ce rapport, environ un million d’espèces, végétales et animales, pourraient être menacées au cours des prochaines décennies.

Avec la disparition des espèces, ce sont aussi d’importants services écosystémiques qui s’amenuisent. Pour la première fois, une étude, publiée vendredi dans Science par Rebecca Chaplin-Kramer, de l’université de Stanford (Californie), et ses collègues, mesure l’impact mondial et régional de cette perte de biodiversité.

Cinq milliards de Terriens menacés

Pour cela, les chercheurs ont étudié les apports de la biodiversité en termes de pollinisation (en particulier dues aux insectes, elle est un facteur crucial de sécurité alimentaire), de protection vis-à-vis des risques littoraux (mangroves, coraux, lagunes) et d’assainissement des eaux par les végétaux.

Leurs résultats, comparant besoins locaux de la population et contributions apportées par la nature, montre que le fossé va se creuser au cours des prochaines décennies. En tout, cinq milliards de Terriens sont menacés d’une pollinisation insuffisante ou d’une pollution croissante de l’eau au cours des prochaines décennies, tandis que l’érosion côtière en guette 500 millions.

Selon les chercheurs, il en va de même avec le déclin de la biodiversité que pour le réchauffement: les menaces pèsent en premier lieu sur les pays les plus pauvres, notamment ceux d’Afrique et d’Asie du sud-est. A elles deux, ces régions comptent 4 milliards de personnes menacées par la pollution accrue des eaux et par une baisse de la pollinisation.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus