Biodiversité: des «hotspots» très inégalement protégés

Le 29 juin 2017 par Romain Loury
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En vert, hotspots protégés à plus de 17%. En brun, les autres
En vert, hotspots protégés à plus de 17%. En brun, les autres
Atlas for the end of the world

Sur les 36 points chauds de biodiversité, seuls 14 ont atteint l’objectif d’Aichi de 17% de zones terrestres protégées, révèle l’«Atlas de la fin du monde» mis en place par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie.

Pourquoi un «Atlas de la fin du monde»? «Parce que, pour une grande partie de la biodiversité mondiale, c’est déjà la fin du monde», explique ses auteurs, dont le géographe Richard Weller de l’université de Pennsylvanie. «Depuis la publication en 1570 du premier atlas moderne [le Theatrum orbis terrarum, de l’Anversois Abraham Ortelius, ndlr], le paradigme dominant consistait à voir dans la nature une ressource qui pourrait être exploitée sans conséquences. Ce monde-là est fini», ajoutent-ils.

Riche en tableaux chiffrés et cartes, ce site de «cartographie écologique» dresse un tableau très complet du statut de protection de 35 points chauds de biodiversité –un 36ème a été ajouté en 2016, la plaine atlantique nord-américaine. Les données révèlent que seules 14 d’entre eux ont atteint les 17% de l’objectif de protection fixé pour 2020 par la Convention sur la diversité biologique (CBD).

La Nouvelle-Zélande la mieux protégée

C’est le «hotspot» Nouvelle-Zélande qui s’en sort le mieux, avec 33,4% de protection des zones terrestres, suivi par la région florale du Cap (Afrique du Sud, 25,7%) et les Andes tropicales (23,8%). Parmi les mauvais élèves, Madagascar (9%), le Caucase (8,7%) et la forêt atlantique du Brésil (8%). Quant au seul hotspot présent en Europe, à savoir le bassin méditerranéen, son taux de protection est de 19%.

L’étude se penche aussi sur les pressions urbaines exercées sur chacun de ces points chauds de biodiversité: parmi les 422 plus grandes villes, «383 devraient s’étendre davantage sur les habitats résiduels contenant des espèces menacées», observent les chercheurs. «Nombreuses de ces villes ne semblent avoir aucune stratégie pour évoquer une telle calamité», ajoutent-ils.



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