Biodéchets: TMB ou collecte séparée?

Le 21 décembre 2011 par Stéphanie Senet
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Alors que l’actualité juridique des déchets organiques est chargée, l’association Amorce a publié un rapport -basé sur des études de cas concrets- afin d’aider les collectivités à choisir leur solution de traitement.

Les déchets organiques feront l’objet d’une collecte séparée de la part des gros producteurs à partir du 1er janvier 2012, tandis que la Commission européenne planche à la sortie du statut de déchet, pour le compost.

 
Leur valorisation représente un enjeu important puisqu’ils totalisent en moyenne un tiers du volume des poubelles des ménages français. Pour rappel, la loi Grenelle I a fixé des objectifs de 35% de valorisation matière et organique en 2012 et de 45% en 2015 ainsi que la réduction de 15% des déchets incinérés ou stockés en 2012.
 
En France, les déchets organiques sont traités dans deux types d’installations: les unités de tri mécano-biologique (TMB), où ils sont extraits des ordures ménagères, et les installations de traitement des biodéchets lorsqu’ils sont collectés de façon séparée.
 
Pour comparer ces traitements, Amorce a défini des indicateurs de coût, de performance et de service, en collaboration avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Elle a ensuite retenu 7 collectivités à titre d’exemple, représentant près d’un million d’habitants, dont 4 ont mis en place une unité de TMB et 3 ont créé un site de compostage de biodéchets. Les volumes de déchets produits s’élèvent en moyenne à 426 kilogrammes par habitant et par an dans les cas étudiés, avec des variations comprises entre 300 kg/hab/an (collectivité avec redevance incitative) et 530 kg/hab/an (forte production de déchets verts).
 
Dans le cas d’une collecte sélective de biodéchets, l’association observe que cette solution coûte plus cher qu’une collecte traditionnelle des ordures ménagères résiduelles (OMR) en porte-à-porte. Un résultat à nuancer. Le surcoût reste en effet modéré, compte tenu des faibles quantités de déchets collectés. En outre, il permet de réaliser des économies sur la collecte des OMR. Une collecte ad hoc permet de séparer de 44 à 88 kg/hab/an de biodéchets. Le taux de valorisation organique varie alors de 14 à 32% selon les cas. Les coûts techniques de gestion oscillent entre 74 et 103 euros par habitant et par an.
 
De son côté, le TMB permet d’atteindre des taux de valorisation plus élevés. Ils sont en effet compris entre 22 et 55%. Mais ce système comporte un bémol de taille. La qualité de son compost est moins bonne que dans le cas d’une collecte séparative. Le produit final contient plus d’impuretés, avec des teneurs en plomb, en zinc et en cuivre plus élevées. Quant aux coûts techniques de gestion, ils sont compris entre 64 et 81 €/hab/an.
 


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