Biocarburants et protection de l’eau «antinomiques»

Le 29 juin 2007 par Claire Avignon
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Un an après sa rédaction, le ministère chargé de l'environnement s'est enfin décidé à mettre en ligne un rapport de l'Inspection générale de l'environnement (IGE) et du conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux sur «la mise en oeuvre du plan biocarburants au regard de la protection de la ressource en eau». Lancé en 2005 par Jean-Pierre Raffarin, le plan doit permettre à la France d'atteindre les objectifs européens d'incorporation de 5,75% de biocarburants à l'horizon 2010. Plus ambitieux, Dominique de Villepin a ensuite visé un objectif de 5,75% dès 2008, puis de 7% en 2010 et de 10% en 2015.

Selon les auteurs du rapport, «les objectifs du plan biocarburants sont, par nature, antinomiques avec les préoccupations en matière de protection de la qualité de l'eau, dès lors que le développement des cultures énergétiques passe par un accroissement des surfaces cultivées et une intensification des cultures.» La seule solution intéressante pour protéger les ressources en eau serait de substituer le colza alimentaire et des cultures plus polluantes que le colza par du colza énergétique. «Mais il est douteux que cela suffise pour assurer la pleine réalisation des objectifs du plan», est-il indiqué dans les conclusions du rapport.

En outre, prendre en compte les problématiques environnementales signifierait avoir recours à des variétés rustiques et allonger le délai de retour sur le même sol, mesures qui ont pour effet une diminution du volume de biocarburant produit.




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