Bio: un marché en hausse (hors sondage)

Le 14 février 2013 par Romain Loury
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L’Agence BIO a confirmé, mercredi 6 février, une hausse du marché bio en 2012, tout en livrant un sondage qui suggère une stagnation.

Victoire! «La consommation des produits bio a progressé en France en 2012», affirme le ministère de l’écologie dans un communiqué. Et ce «malgré un contexte économique difficile», renchérit l’Agence BIO. La preuve? La part des consommateurs réguliers est passée de 40% en 2011 à 43% en 2012, contre 37% en 2003, selon le 10e baromètre Agence Bio/CSA. Une tendance pourtant contredite par un examen plus attentif des chiffres: la part de consommateurs réguliers de produits bio a atteint son maximum en 2005 (47%), fluctuant ensuite entre 40% et 46%. La hausse observée de 40% à 43% entre 2011 et 2012 n’a donc rien d’une tendance significative -autre que celle, assez répandue, consistant à sur-interpréter ce type d’enquête.

Même constat lorsque les chiffres sont analysés plus en détail: les «bio-quotidiens» se situent à 8%, les «bio-hebdos» à 15%, les «bio-mensuels» à 20% et les «bio-occasionnels» à 21%... rien de bien neuf depuis 2003. On est loin de «la vraie tendance de fond qui fait son chemin», comme l’affirme l’Agence BIO.

Et pourtant, d’autres chiffres de l’agence BIO, plus parlants qu’un sondage, confirment une montée en puissance du bio: ce marché alimentaire s’élève à 4,1 Md€ en 2012, contre 3,9 Md€ en 2011. Tous produits et circuits confondus, notamment en tenant compte de la restauration collective, la hausse serait de 5% en un an.

Quant à la surface cultivée dédiée au bio, elle dépasse pour la première fois le million d’hectares (1,03 million, soit 3,8% de la surface agricole utile française), une hausse d’environ 6% par rapport à 2011. Objectif pour le gouvernement: doubler cette surface d’ici 2017, et ce grâce à un plan attendu en juin. «Au vu du développement naturel de l’agriculture bio, ce but sera de toute façon atteint», estime pour sa part le président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), qui se dit «très attentif» à ce que le futur plan donne «une réelle impulsion» au secteur.



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