Bilan mitigé pour la fermeture des voies sur berges parisiennes

Le 10 octobre 2017 par Stéphanie Senet
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Carte des évolutions de concentrations de NO2 (en bleu les baisses, en rose les hausses)
Carte des évolutions de concentrations de NO2 (en bleu les baisses, en rose les hausses)

La piétonnisation des voies sur berge de la rive droite parisienne n’a pas eu d’impact «significatif» sur l’exposition de la population à la pollution atmosphérique, indique Airparif dans un bilan publié ce 10 octobre.

Un an après la fermeture à la circulation d’une partie des voies sur berge, s’étendant sur 3,3 kilomètres, le cœur de Paris ne respire pas mieux. Telle est la conclusion de l’association de surveillance de la qualité de l’air parisienne, qui a mené deux campagnes de mesure, en hiver[1] et en été[2], complétées par une modélisation des variations de la pollution en lien avec le trafic routier.

NO2 en baisse, NO2 en hausse

Si les concentrations en dioxyde d’azote ont baissé d’environ 25%[3] le long des quais désormais piétons, elles restent supérieures aux valeurs règlementaires, comme sur de nombreux autres axes routiers de la capitale. Elles oscillent en effet entre 45 et 80 microgrammes par mètre cube alors que le plafond est de 40 ?g/m3 en moyenne annuelle.

Une dégradation a par ailleurs été observée autour des carrefours du secteur (de +1% à +5%), à l’est de la partie piétonnisée (jusqu’à +15%) ainsi que sur les itinéraires de report, dont le boulevard Saint-Germain.

«Ces impacts ne touchent pas la pollution de fond et restent limités aux abords des axes routiers. De ce fait, aucun impact significatif sur l’exposition des populations n’a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse», explique Airparif.

Un bus sur les quais hauts

Vraisemblablement déçue, la municipalité s’est contentée de retenir que «la piétonnisation n’a pas eu d’effet négatif» et qu’elle a même «réduit les niveaux de pollution dans la zone concernée». De son côté, le maire adjoint aux transports Christophe Najdovski a ajouté qu’il renouvelait la proposition de créer un bus à haut niveau de service sur les quais hauts. «Paris est prête à conduire les aménagements de voierie nécessaires, mais Valérie Pécresse et le conseil régional, en charge des transports en commun, doivent confirmer qu’ils prendront bien leur part du projet», a-t-il indiqué dans un communiqué.



[1] Du 15 novembre au 13 décembre 2016

[2] Du 30 mai au 27 juin 2017

[3] Par rapport aux concentrations enregistrées l’année précédente, par rapport aux mêmes conditions météorologiques

 



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