Bilan en demi-teinte pour les énergies renouvelables françaises

Le 03 février 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La production des centrales hydrauliques a chuté de 14%.
La production des centrales hydrauliques a chuté de 14%.
CNR

Malgré la reprise des investissements, la part des ENR dans le bilan électrique français ne progresse pas depuis 3 ans.

2015 ne laissera pas un impérissable souvenir aux électriciens. L’an passé, la demande tricolore d’électrons n’a, en effet, progressé que de 0,5% par rapport à 2014, indique le bilan annuel électrique qu’a publié RTE ce mercredi 3 février. On est loin des 2 à 3% de croissance annuelle promis, il n’y a pas si longtemps, par Henri Proglio, l’ex-patron d’EDF.

Ce très léger frémissement de la demande est imputable au seul regain d’activité du secteur automobile. Pour le reste, c’est l’atonie. Avec une consommation métropolitaine de 476,3 térawattheures, la demande comptabilisée en 2015 s’inscrit d’ailleurs dans la moyenne observée depuis 2011. La nouveauté est donc ailleurs.

fin du charbon

A commencer par l’évolution du parc de production. Les 6 dernières chaudières de 250 mégawatts tournant au charbon ont été mises à l’arrêt. Parallèlement, quelque 2.000 MW d’éolien et de photovoltaïque ont été raccordés aux réseaux. Au total, la production d’électrons hexagonaux a atteint, en 2015, 546 TWh: en progression de 1,1% par rapport à 2014.

Pour autant, le bilan des énergies renouvelables n’est pas très reluisant. En raison d’une plus faible pluviométrie qu’en 2014, la production d’hydroélectricité a chuté de 13,7%. L’an dernier, barrages et centrales au fil de l’eau ont généré à peine 10% du courant français.

bond de la production éolienne et photovoltaïque

Bénéficiant de bonnes conditions météo et d’un parc en progression, éolien et photovoltaïque ont vu leur production bondir, respectivement, de 23% et 25%. A elles deux, ces filières ne produisent toutefois que 5,3% du courant français. Bref, en dépit d’investissements repartis à la hausse, la part des énergies vertes ne progresse toujours pas. «La couverture de la consommation par la production issue de l’ensemble des sources d’énergies renouvelables est stable depuis trois ans, autour de 19%», note RTE.

L’hiver 2014-2015 ayant été plus frisquet que le précédent, les énergéticiens ont dû davantage recourir aux centrales de production de pointe, dont la plupart consomment des combustibles fossiles. Conséquence: un alourdissement du bilan carbone annuel. L’an passé, les centrales au gaz ont pratiquement fonctionné deux fois plus longtemps qu’en 2014. Résultat: le secteur a émis 23,1 millions de tonnes de CO2, soit 21,7% de plus en un an.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus