Bilan des aides à la reconversion des friches polluées

Le 09 février 2012 par Stéphanie Senet
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Une étude, publiée ce 9 février par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dresse un état des lieux des soutiens apportés à la reconversion des friches polluées en France.

Au total, ce sont 90 sites qui ont été réhabilités depuis 2009, avec l’aide d’un financement de l’Ademe. Le soutien de l’Agence s’élève à 12 millions d’euros en 2011, soit un peu plus que l’année précédente (10 M€) mais moins qu’en 2009 (20 M€).

L’objectif est de soutenir les travaux de dépollution et d’aménagement de ces zones, pour éviter qu’elles ne restent à l’abandon. Le soutien s’adresse en priorité aux projets visant à construire des logements sociaux ou des bâtiments de haute qualité environnementale (HQE).

La participation de l’Ademe oscille entre 40 et 50% du budget total du projet, avec une facture moyenne de 460.000 € par dossier, selon les données de l’appel à projets 2011, qui en a retenu 26. Au total, 133 hectares de surface seront réhabilités, la plupart des sites ayant une superficie comprise entre 1 et 5 ha. Les espaces verts créés à terme représenteront un tiers de ces réhabilitations (47 ha).

14 régions sont concernées. L’Ile-de-France regroupe le plus grand nombre de projets (8 sites), devant le Nord-Pas-de-Calais (3), Provence-Alpes-Côte d’Azur (3), et l’Aquitaine (2).

Les maîtres d’ouvrage de la dépollution sont en priorité des aménageurs ou des constructeurs privés (10 projets), des collectivités territoriales (8), des aménageurs publics (6) ou un établissement public foncier (2).

Que deviennent ces friches polluées? Sur ces terrains, poussent en général des logements (70%), qu’ils soient privés ou sociaux, des activités tertiaires ou commerciales (22%) ou des équipements publics (9%) (1).

L’étude identifie par ailleurs les polluants les plus présents. Il s’agit des hydrocarbures totaux (HCT), des métaux lourds, et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Une majorité des terres polluées ont été excavées puis confinées, ou dirigées vers des biocentres et des installations de stockage des déchets non dangereux (ISDND). En moyenne, l’Ademe évalue le coût de la dépollution à 57 €HT/mètre carré Shon.

La reconversion totale prendra du temps. L’appel à projets 2011 permettra de réhabiliter 133 ha. Mais la France compte environ 100.000 ha de friches urbaines polluées, soit la superficie du marais poitevin.
 
(1)    Par rapport à la surface hors œuvre nette (Shon) produite
 



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