Bilan 2004 du transport fluvial

Le 06 mai 2005 par Claire Avignon
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Mardi 3 mai, le ministre chargé des transports a fait le bilan du transport fluvial en 2004, en association avec le Port autonome de Paris et Voies navigables de France. Les résultats apparaissent globalement positifs même si de nombreuses améliorations sont encore à réaliser.

L'activité fluviale a augmenté de 6,2% en tonnes-kilomètres (t-km) entre 2003 et 2004, soit 7,3 milliards de t-km contre 6,89 milliards de t-km. Cette tendance devrait être renforcée en 2005 puisque le premier trimestre connaît une croissance de 16% par rapport au premier trimestre 2004. Les principaux secteurs qui utilisent le transport fluvial sont les minéraux bruts et de construction (2.451 milliards de t-km), les produits agricoles (1,339 milliard de t-km), les combustibles minéraux (727 millions de t-km) et les produits pétroliers (596 millions de t-km).

Malgré ces chiffres encourageants, «la part de marché du transport fluvial reste modeste et peut être évaluée à 5% de l'acheminement terrestre de nos principaux ports maritimes», a rappelé Gilles de Robien, le ministre chargé des transports. Cette faiblesse s'explique principalement par la lenteur de ce mode de transport qui possède par ailleurs de nombreux atouts. D'un point de vue économique, la tonne transportée coûte 1,07 centime d'euros, c'est-à-dire 17 fois moins cher que la route et 4 fois moins cher que le train. Sa faible consommation en fait en outre un mode qui émet peu de gaz à effet de serre.

Pour continuer à redynamiser ce mode de transport, l'Union européenne et le gouvernement français financent plusieurs projets, à l'instar du canal Seine-Nord qui va relier le bassin de la Seine au nord de la France et à tout le nord de l'Europe (Belgique, Pays-Bas, Allemagne). Selon le ministère chargé des transports, «l'ouverture de cette nouvelle infrastructure permettra de délester le trafic de l'autoroute A1 de 1,6 million de camions, soit 25% du trafic annuel actuel.» Ce projet devrait ainsi diminuer l'impact négatif de la congestion, évalué, à l'échelle européenne, à 2% du produit intérieur brut (PIB) soit 130 milliards d'euros.




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