Bilan 2004 des installations classées

Le 09 mars 2005 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
drirelegionellose
drirelegionellose

Lundi 7 mars, le ministre chargé de l'environnement a présenté la synthèse du programme d'actions nationales 2004 concernant les installations classées. Le bilan a essentiellement porté sur les tours aéroréfrigérantes et la réduction des émissions de composés organiques volatils (Cov).

Plus de 14.000 contrôles bactériologiques ont été réalisés en 2004 sur les tours aéroréfrigérantes (Tar) recensés en France. Dans 13% des cas, les concentrations de légionnelles ont dépassé le seuil d'alerte de 1.000 unités formant colonie par litre (UFC/l) conduisant à un nettoyage de l'installation en cause. Dans 2% des cas, les taux de légionnelles ont été supérieurs au seuil d'arrêt de 100.000 UFC/l, entraînant un arrêt de l'installation pour décontamination. 10 procès-verbaux ont été dressés à l'attention des exploitants qui n'ont pas arrêté leur installation malgré le dépassement constaté. En parallèle, le recensement des Tar a continué tout au long de l'année avec un total estimé aujourd'hui à 13.700 installations situées dans plus de 5.780 sites. L'action réglementaire concernant ces installations classées a aussi continué avec l'établissement de plus de 1.170 nouveaux arrêtés préfectoraux de prescriptions techniques et environnementales. «En 2005, l'inspection des installations classées informera les exploitants de la nouvelle réglementation que je viens d'arrêter et de la nécessité du bon entretien des tours», a précisé Serge Lepeltier, ministre chargé de l'environnement.

Autre action phare du ministère: la réduction des composés organiques volatiles (Cov) pour lesquels le Plan national santé environnement a fixé l'objectif d'une baisse de 40% des émissions d'ici 2008. Les Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) ont été chargées de recenser les établissements émettant plus de 30 tonnes de Cov par an. 540 ont été répertoriées. Et le travail des industriels et des Drire a permis de réduire de 20% les émissions de Cov, soit 30.000 tonnes par an, par rapport à 2000. La diminution des Cov est passée notamment par la substitution des composés cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques. En outre, 67 établissements ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral prescrivant des mesures d'urgence pouvant aller jusqu'à l'arrêt de l'activité. «Une dizaine de sites mettent en oeuvre des mesures de réduction pérennes. 32 établissements font l'objet d'une étude complémentaire qui débouchera sur un arrêté pris avant l'été 2005», précise le ministère dans un communiqué. La réglementation a aussi introduit la mise en oeuvre de mesures d'urgence en cas de pointe de pollution pour les 110 plus gros émetteurs de Cov, substances qui participent à la création d'ozone dans la troposphère.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus