Bientôt des baigneurs dans la Seine et la Marne?

Le 17 octobre 2016 par Stéphanie Senet
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Un saut dans la Seine, à Paris, en juillet 1914
Un saut dans la Seine, à Paris, en juillet 1914

La Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) d’Ile-de-France a présenté, ce 17 octobre, un plan d’action stratégique visant Paris et la Petite couronne. Au programme: lutte contre les pollutions diffuses et baignade dans la Seine et la Marne…

 

Dans un milieu extrêmement urbanisé comme Paris, on oublie parfois que l’eau et la nature sont présentes. Elles font pourtant l’objet d’un plan d’action stratégique 2016-2018, émis fin juin 2016 par la Mission interdépartementale inter-services de l’eau et de la nature (Miisen) de Paris Proche couronne (PPC). Une mission qui regroupe les 4 préfectures, la préfecture de police, la Driee-IDF, l’Agence régionale de santé, la Driea-IDF, l’Onema, l’ONCFS[1]«Nous effectuons des contrôles conjoints qui s’ajoutent aux contrôles déjà réalisés par chacun de ces acteurs», explique Julie Percelay, cheffe du service de la police de l’eau à la Driee-IDF.

 

400 contrôles en 2015

En 2015, 400 contrôles ont été réalisés[2] autour des thématiques de l’eau, de la nature et des paysages. Ils ont révélé 107 activités non conformes, selon le bilan dressé par la Driee-IDF. Cette direction a également été sollicitée pour 12 autorisations, dont la plupart visent un chantier du Grand Paris. Un exemple parmi d’autres: la ligne 15 Sud du Grand Paris Express ayant un impact sur une zone humide, la création d’une nouvelle zone humide est prévue dans le Val-de-Marne.

 

Des déversements à éviter

En matière de pollution des ressources en eau, «de grands progrès ont été réalisés sur la qualité de la Seine et de la Marne, grâce aux investissements sur les stations d’épuration, mais celle des petites rivières reste dégradée», note Julie Percelay. Parmi les objectifs de la Driee, il faut contenir les rejets d’eaux pluviales dans les réseaux d’assainissement. Après des orages, les eaux de pluie rejoignent en effet le réseau des eaux usées, qui en rejette lui-même une partie pour éviter l’implosion. Ce qui a tendance à accroître les concentrations de polluants dans les déversements. Autre défi: réduire les rejets polluants des bateaux. Environ 50% des embarcations recevant du public n’étaient pas conformes, le plus souvent par absence ou non-utilisation d’un système d’assainissement, selon une opération menée en 2015 par la Driee-IDF.

 

baignades sous conditions

Enfin, une stratégie est aussi lancée au plan bactériologique, afin de rendre aux baigneurs la Seine et la Marne, comme le souhaitent la maire de Paris Anne Hidalgo et le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux du Val-de-Marne. Pour y arriver, des actions doivent cibler les stations d’épuration (Marne Aval et Valenton), les déversoirs d’orage des réseaux d’assainissement, les mauvais branchements entre les réseaux et les déversements des bateaux. «Le gros problème, ce sont les mauvais branchements qui demandent un travail de fourmi. Pour le reste, les travaux ne sont pas compliqués», estime Jérôme Goellner, directeur de la Driee-IDF. «Ces objectifs sont atteignables. Tout dépendra des moyens financiers et humains qui seront accordés», conclut de son côté Julie Percelay.

 



[1] Driea: Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement ; Onema: Office national de l’eau et des milieux aquatiques; ONCFS: Office national de la chasse et de la faune sauvage

[2] sur le terrain et à partir de documents

 



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