Bien-être animal: une pétition pour dénoncer le transport longue-distance

Le 03 juillet 2017 par Marine Jobert
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La campagne se poursuit.
La campagne se poursuit.
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Des associations de défense du bien-être animal dénoncent les conditions de transport des centaines de millions d’animaux élevés en Europe, puis tués à l’autre bout de l’Union ou hors de ses frontières. Des voyages affreusement pénibles, dont les conditions doivent être durcies.

Quelque 37 millions de bovins, cochons, moutons, chèvres et équidés et 1 milliard de volailles sont transportés  –vivants- sur le territoire de l’Union européenne et au-delà des frontières pour être abattus. Dans quelles conditions franchissent-ils ces centaines, voire ces milliers de kilomètres de ces voyages le plus souvent réalisés en camion? Plusieurs enquêtes d’associations de protection animale ont mis à jour des conditions de transport exécrables. «Animaux fatigués, affaiblis par des années de production en confinement, avec des os fragiles ou brisés. Jeunes veaux non porteurs, forcés de se tenir debout, pendant des heures et des jours, dans des camions encombrés, sans nourriture et sans entretien», dénonce un collectif de 27 associations européennes, qui publient de nombreuses vidéos. Ensemble, elles ont lancé une pétition intitulée #StopTheTrucks, qui a déjà réuni 1 million de signatures.

Abattre sur le lieu de naissance ou d’élevage

Objectif: obtenir la révision d’un règlement de 2005 qui régit le transport d’animaux vivants, qui devrait, selon elles, être limité à 8 heures pour les mammifères et à 4 heures pour la volaille. La question des contrôles sur le terrain est également posée. Les associations souhaitent que la réglementation soit plus adaptée aux récentes données scientifiques sur le bien-être et la santé animale et que certaines espèces ne soient  plus oubliées par la réglementation. La question des connaissances et des compétences des transporteurs est également posée, via une meilleure formation.  In fine, elles demandent que soit favorisé l’abattage des animaux sur le lieu de naissance et d’élevage.

6 pays en faveur d'une révision

La France est le 3ème exportateur européen d’animaux vivants, mais elle n’a pas rejoint le groupe de 6 Etats membres (l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, l'Autriche et la Belgique) qui ont déjà demandé à la Commission européenne de réviser le règlement européen des transports. «Ces pays souhaitent introduire des exigences plus strictes et plus spécifiques pour le bien-être des animaux vivants pendant le transport», soulignent les associations.



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