Bien-être animal: l’arrêté ‘delphinarium’ attaqué par Marineland

Le 25 juillet 2017 par Marine Jobert
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25 dauphins sont en captivité en France.
25 dauphins sont en captivité en France.
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L’entreprise veut faire annuler l’arrêté qui encadre strictement les conditions d’exploitation des cétacés et prohibe la reproduction en captivité.

Les associations le redoutaient, les parcs l’ont fait: l’arrêté ‘delphinarium’, qui chamboule le monde des spectacles aquatiques, fait l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat. Publié la veille du 2nd tour de l’élection présidentielle, le texte proscrivait notamment le chlore, les feux d’artifice et les baignades avec les hommes, et prescrivait l’agrandissement des bassins. Il prévoyait aussi l’interdiction de toute reproduction en captivité, ce qui condamnait à moyen terme le renouvellement du cheptel de 4 orques et 25 dauphins qui font aujourd’hui la joie des spectateurs de parcs aquatiques. Le texte avait été applaudi par les associations de protection des animaux, qui avaient remercié l’ex-ministre de l’environnement Ségolène Royal.

Pilules pour dauphins

C’est la société Marineland qui a décidé d’attaquer le texte, dénonçant «des contradictions et incohérences rendant impossible la mise en œuvre de celui-ci et conduisant inéluctablement, contrairement aux objectifs affichés par l'arrêté, à une altération des comportements naturels des animaux, des risques pour leur santé et, à long terme, une moindre protection des espèces concernées.» En cause, notamment, le fait d’interdire «l’administration de substance chimique modifiant le comportement naturel d’un animal» et la reproduction. Quid des conséquences physiologiques de l’administration de contraceptifs aux dauphins?, s’interroge Marineland.

Ségolène dans le viseur

Après 2 ans de concertations, les professionnels avaient été estomaqués à la lecture du texte finalement publié au Journal officiel. «L’arrêté dénature ainsi le travail et les échanges (…) entre les services de l'Etat, les associations de défense des animaux et de protection de l'environnement et les professionnels du secteur, en vue d'adapter l'arrêté de 1981 aux connaissances et savoir-faire acquis au fil des années (…) Ce faisant, Madame la ministre a excédé ses compétences (notamment en interdisant la reproduction des dauphins et en condamnant, à terme, l'activité des delphinariums français).» Ils souhaitent qu’un nouveau texte soit rédigé, «avec l’aide d’un comité scientifique reconnu», et que leurs prestations soient assimilées à une activité de conservation, ainsi qu’il en va dans les zoos.



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